Les centrales à charbon, une "menace" pour l'eau Les nouvelles centrales thermiques à charbon que compte construire d'ici 2015 la Chine vont causer de graves pénuries d'eau dans des régions déjà menacées par les carences hydriques, selon Greenpeace. Le cycle de production d'énergie à partir du charbon, en particulier l'extraction du combustible, est très consommateur d'eau. "Seize nouvelles centrales thermiques consommeront en 2015 au moins 10 milliards de mètres cubes d'eau - l'équivalent d'un sixième du débit annuel du fleuve Jaune." L'organisation de défense de l'environnement alerte donc contre de "graves crises de l'eau dans le nord-ouest du pays, très aride". La Chine tire 70% de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Certaines régions de la Chine sont confrontées à des pénuries d'eau récurrentes, aggravées par l'avancée du désert et le réchauffement climatique.
La Libre Belgique – 16 août 2012

11 595 espèces introduites en Europe Près de 12 000 espèces animales et végétales ont été introduites - volontairement ou non - par l'homme en Europe. Les plantes terrestres représentent plus de la moitié de ce chiffre avec 6 652 représen¬tants. Viennent ensuite les animaux invertébrés (2 415), les organismes marins (987) et les champignons et moisissures (724). Les espèces fluviales et les vertébrés ferment la marche. Environ 10 à 15 % de ce total sont considérées comme des espèces envahissantes ou potentiellement nuisibles et sont particulièrement surveillées par les autorités.
La Libre Belgique – 5 septembre 2012

Les émissions polluantes ont diminué malgré la croissance économique. La quantité de polluants atmosphériques émis par l'industrie et les consommateurs a diminué en Belgique entre 1995 et 2008 malgré la hausse de l'activité économique, a indiqué jeudi le Bureau fédéral du Plan. Ce dernier a analysé l'évolution des émissions de C02, mais aussi celles des gaz acidifiants et des agents précurseurs d'ozone troposphérique entre 1995 et 2008. L'analyse a permis de mettre en lumière divers facteurs qui ont influencé ces émissions à la baisse. Premièrement, l'intensité en énergie a diminué de 20% chez les producteurs. Ce qui signifie que la quantité d'énergie consommée par unité de valeur ajoutée a diminué. Les baisses les plus importantes sont à mettre à l'actif des secteurs de l'énergie, du transport et de l'industrie métallurgique de base. Deuxièmement, le mix énergétique a changé. Ainsi, les combustibles solides tel le charbon ont été remplacés par le gaz naturel, moins polluant. Enfin, il y a le changement intervenu dans la structure de l'économie belge avec la progression du secteur des services, relativement peu polluant, selon le Bureau du Plan. Cette amélioration de l'efficacité énergétique va de pair avec une légère hausse de la pression fiscale sur l'énergie, laquelle a augmenté de 3% entre 1997 et 2007. Ce qui ne signifie pas pour autant que la fiscalité belge soit devenue plus verte: la part des taxes environnementales dans les prélèvements totaux est passée de 8,4% à 6,6%.
La Libre Belgique – 14 septembre 2012

Les poissons fondent Le réchauffement global que subit la planète (et ses océans) a aussi un impact sur les poissons. Daniel Pauly, du centre des pêcheries de l'Université de Colombie-Britannique (Canada), estime, après avoir étudié quelque 600 espèces de poissons, que d'ici 2050, ils verront tous leur taille diminuer de l'ordre de 14 à 20 %. «Les poissons ont besoin d'oxygène pour grandir. Or une eau plus chaude signifie aussi moins d'oxygène dissous », explique-t-il dans Nature Climate Change. « Si les températures continuent à monter, la taille des poissons ne peut que diminuer».
Le Soir – 2 octobre 2012

Australie La Grande Barrière de corail en triste état La Grande Barrière de corail a perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes entre 1985 et 2012 sous l'effet des tempêtes, de la prolifération d'une étoile de mer invasive (dopée par les rejets de nitrates agricoles) et du blanchiment lié au réchauffement climatique, a révélé mardi une étude publiée dans la revue américaine "Proceedings of the National Academy of Sciences". Le contrôle du réchauffement mondial et de l'acidification des océans est primordial pour l'avenir de la Grande Barrière, soulignent les scientifiques, qui notent que les deux tiers des pertes coralliennes ont été observées depuis 1998 et que le phénomène s'accélère.
La Libre Belgique – 3 octobre 2012

Le cétacé qui « parlait » Les bélougas peuvent imiter la voix humaine Epoustouflant! Le chant de certaines baleines ressemble à s'y méprendre à la voix humaine. Bien sûr, il n'est pas question de mots ni de phrases intelligibles, mais bien de mélodies qui rappellent, par leur tonalité, leur fréquence et leur débit, un extrait de conversation. C'est la revue scientifique Current Biology qui rapporte dans son édition d'aujourd'hui cette étrange découverte. «Nous sommes ici devant un cas de mimétisme animal-homme, indiquent les chercheurs de la Fondation nationale pour les mammifères marins, à San Diego, Californie. Un mimétisme qui dénote à leurs yeux une volonté du cétacé, un bélouga en l'occurrence, de communiquer avec ses maîtres au point de modifier sa manière de produire des sons. Les baleines n'ont pas de cordes vocales! La baleine en question, baptisée Noc, est malheureusement décédée. Mais pendant des années, la voix de l'animal a été enregistrée à plusieurs reprises. Selon la Fondation américaine pour les mammifères marins, le bélouga a dû faire des efforts considérables pour imiter la voix humaine. Ce qui attesterait de sa volonté de communication.
Le Soir – 2 octobre 2012

Valoriser des friches industrielles Chargée de réhabiliter les décharges et les friches industrielles wallonnes, la Spaque mène depuis 2009 un test pilote d'implantation de miscanthus sur certains sites dont elle a la charge. "Quelque 20 000 rhizomes d'herbe à éléphant ont été plantés sur un total d'environ un hectare réparti sur les sites Carcoke à Tertre, Vieille Montagne à Grâce-Hollogne et l'ancienne décharge de Bois Saint-Jean à Seraing", précise Daphné Wislez, collaboratrice scientifique à la Spaque. "Le miscanthus a la réputation de pousser partout, y compris sur des sols marginaux", enchaîne Vincent Vandenheede, manager du département des études de faisabilité et des énergies renouvelables. "Par cette expérience, nous voulons voir quel est son rendement, comment les polluants s'accumulent dans la plante pour analyser l'impact de leur présence sur les filières d'utilisation de la biomasse, et approfondir les connaissances concernant les pratiques culturales à mettre en œuvre." Le but n'est pas de dépolluer les sols, mais de valoriser des surfaces bloquées à moyen ou long terme et d'utiliser les tiges des graminées, par exemple, comme combustible pour des installations de chauffage ou de production d'électricité. La biomasse produite sur ces surfaces pourrait être commercialisée ou utilisée dans les propres installations de la Spaque. En tout cas, les premiers résultats sont concluants et l'expérience a été étendue sur deux hectares supplémentaires. Le bilan définitif devrait être connu prochainement, mais "le miscanthus a un gros potentiel", juge M. Vandenheede.
La Libre Belgique – 10 octobre 2012

Le champignon de Paris mis à nu Le génome de l'agaric a été décrypté Le champignon de Paris porte bien son nom ! « Sur les 1,4 million de tonnes produites chaque année dans le monde, 100.000 viennent de France », rappellent les chercheurs de l’Inra, l'Institut scientifique (français) de recherche agronomique. Avec leurs collègues des universités de Lorraine et de Marseille, ils sont à l'origine du décryptage du génome du fameux champignon de couche (Agaricus bisporus). Leurs travaux ouvrent la voie à la sélection de nouvelles souches pour la filière agroalimentaire. C'est que ce petit champignon blanc, bien que produit en champignonnières depuis plus de 300 ans, gardait quelques secrets. Par exemple en ce qui concerne sa fructification. C'est dans le cadre d'un vaste projet de séquençage d'une trentaine de génomes de champignons saprophytes (qui se développent sur les feuilles et les bois morts, les cadavres...) que Francis Martin (de l'Institut national de la recherche agronomique de Nancy) et ses collègues ont analysé deux variétés d'agarics, très proches génétiquement : l'une poussant dans un désert californien et l'autre utilisée en culture. Ils ont ainsi pu identifier les « mécanismes génétiques en jeu dans la formation de ce champignon et ses capacités d'adaptation au milieu dans lequel il vit », souligne l'Inra. Les chercheurs ont en particulier identifié un certain nombre de facteurs génétiques qui contrôlent la croissance et la formation du champignon de Paris, ouvrant la voie à de nouvelles améliorations génétiques de l'espèce. Ces travaux devraient ainsi conduire à la sélection de nouvelles souches pour la filière alimentaire. Ils devraient aussi permettre d'en apprendre davantage sur le rôle joué par ces familles de champignons xylophages sur la capture du carbone dans l'environnement. L'étude révèle ainsi l'existence, chez le champignon de Paris, de 24 formes de peroxydase, une enzyme particulièrement efficace dans la dégradation des acides humiques : des composés organiques qui s'accumulent dans l'humus des litières forestières ou le compost des champignonnières et qui laissent le champ libre au petit agaric. Les champignons xylophages par contre n'en présentent qu'une seule.
Le Soir – 12 octobre 2012

Energies renouvelables L'Europe doit viser haut D'ici 2050, la part de l'énergie renouvelable en Europe pourrait atteindre plus de 90% de l'approvisionnement énergétique. Selon une étude de l'organisation Greenpeace et de l’« European Renewable Energy Coundl » (Erec), une politique efficace en matière d'énergie en Europe pourrait permettre la création, d'ici 2020, d'un demi-million de nouveaux emplois dans le secteur énergétique. A l'heure actuelle, 12,5% de l'énergie européenne est renouvelable. L'étude prévoit que cette part pourrait grimper jusqu'à 40% d'ici 2030 et 90% d'ici 2050. Celle-ci plaide pour une vision politique rationnelle à plus long terme afin de ne pas freiner la croissance du secteur de l'énergie verte.
La Libre Belgique – 25 octobre 2012

Un coup de bambou pour les pandas? Déjà en danger en raison de la destruction rapide de leur habitat et d'un faible taux de reproduction, les pandas géants de Chine risquent aussi de se voir priver de leur nourriture de base, le bambou, menacé par le changement climatique, selon une étude publiée dimanche dans la revue "Nature Climate Change" par des chercheurs de l'Université d'Etat du Michigan (Etats-Unis) et de l'Académie chinoise des sciences.
"Même les scénarios les plus optimistes montrent que la disparition des bambous devrait rendre l'habitat naturel des pandas inhospitalier d'ici à la fin du XXIe siècle", indiquent les scientifiques. Ceux-ci ont étudié plusieurs scénarios climatiques et leurs conséquences pour les trois espèces principales de bambous dont se nourrissent les pandas, dans les monts Qinling, dans la province du Shaanxi. La région abriterait 270 pandas géants, soit près d'un cinquième de la population mondiale de cette espèce emblématique. Le bambou constitue la quasi-intégralité du régime alimentaire de l'animal, qui peut en avaler jusqu'à 38 kg chaque jour. Les espèces de bambous concernées ayant elles-mêmes un taux de reproduction faible (seulement tous les trente à trente-cinq ans), elles ne s'adaptent que très lentement aux évolutions du climat. Tous les scénarios examinés dans l'étude concluent à une disparition progressive des habitats des pandas dans la région, dans un délai plus ou moins court selon le rythme de réchauffement. En raison de la déforestation, la moitié des espèces de bambous est déjà considérée comme menacée à travers le monde.
La Libre Belgique – 13 novembre 2012

Souci d'émissions Bulletin contrasté pour notre pays en matière d'émissions de C02 entre 1990 et 2009. On constate une baisse des rejets de 40 % pour l'industrie et de 8 % pour l'énergie. Mais une croissance de 30 % pour le transport routier et de 40 % des bâtiments commerciaux.
Le Soir – 14 novembre 2012

Une nouvelle chauve-souris identifiée à Bruxelles C'est quatrième espèce de pipistrelle identifiée dans notre pays. Celle-ci répond au doux nom de pipistrelle de Kuhl. Elle a été identifiée le 18 août dans la cour de l'abbaye du Rouge-Cloître à Auderghem. Signalons que ce sont les « tjou tjou » de la nouvelle venue qui ont permis aux experts du groupe Plecotus de Natagora de la distinguer de ses cousines aux «kro-kro... kro-kro... kro-kro» graves et rythmés. Considérée comme «méridionale» - comme le vespertilion d'Alcathoé repéré en Wallonie en 2011 et la grande noctule détectée en Flandre au printemps dernier -, la pipistrelle de Kuhl est plutôt une habituée des milieux urbains.
Le Soir – 16 novembre 2012

Environnement 42 % des eaux européennes en bon état Seulement 42 % des eaux communautaires sont en bon état écologique, selon un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), publié mardi 13 novembre. Selon l'AEE, 52 % seulement des eaux de surface pourraient atteindre une bonne qualité en 2015, date à laquelle la directive sur l'eau impose d'avoir retrouvé un bon état des masses d'eau.
Le Monde – 16 novembre 2012

Des oiseaux inhabituels dans l'Arctique Une expédition de scientifiques russes qui a passé trois mois à explorer les îles de l'archipel François-Joseph dans l'Arctique, a constaté que le réchauffement climatique amenait, outre la réduction de la banquise, l'apparition d'espèces d'oiseaux inhabituelles. "Sur une vingtaine d'espèces d'oiseaux que nous avons répertoriées, quatre sont inhabituelles pour l'archipel", a indiqué la scientifique Maria Gavrilo, citant en exemple les mouettes à queue fourchue et les canards plongeurs marins. "Les colonies de ces oiseaux sont généralement rencontrées plus au sud et c'est sans doute le réchauffement climatique qui les a emmenés jusqu'en Arctique. "
La Libre Belgique – 23 novembre 2012

La biosurveillance confirme la contamination de l'organisme par divers polluants environnementaux Inter-Environnement Wallonie demande un renforcement rapide de la législation Le Secrétaire d'Etat Melchior Wathelet a présenté ce matin les résultats belges de Démocophes, un projet pilote de biosurveillance au niveau européen. Ces résultats confirment la corrélation entre les comportements de consommation et les niveaux de contamination mesurés dans l'organisme. Pour Inter-Environnement Wallonie, cette démonstration impose l'adoption d'une législation renforcée. Pour cette étude, 120 enfants belges et leurs mères ont fourni des échantillons d'urine et de cheveux mais aussi répondu à des questions portant sur leurs modes de vie. Les laboratoires ont mesuré les niveaux de contamination de ces échantillons par le mercure, le cadmium, la cotinine, les phtalates, le BPA et le triclosan. Ils ont ensuite rapportés les divers résultats aux habitudes quotidiennes des participants et étudiés les rapports de causes à effets existant (ou non) entre les uns et les autres. Il en ressort une corrélation évidente entre certains comportements et les niveaux de contamination des organismes. Les personnes qui mangent plus fréquemment du poisson présentent des niveaux de mercure plus élevés. Celles dont le domicile comporte des revêtements de sol en vinyl sont plus contaminées par certains phtalates. Les mamans qui utilisent beaucoup de soins corporels affichent quant à elles des taux plus élevés de triclosan. Ces résultats se situant en dessous des « valeurs guides européennes », ils ne sont pas considérés comme inquiétants en termes d'impacts sur la santé humaine. Ils n'en restent pas moins préoccupants car, comme l'ont souligné plusieurs intervenants et le Secrétaire d'Etat dans son discours de conclusion, ces valeurs seuils mériteraient d'être revues tout comme devraient être (enfin !) considérées à leur juste importance les problématiques de l'effet cocktail, de l'exposition in utero et des effets à faibles doses des perturbateurs endocriniens. Pour Inter-Environnement Wallonie, un travail de biomonitoring tel que Démocophes qui permet de mesurer les niveaux de substances chimiques de l'environnement se retrouvant dans le corps humain doivent permettre de réelles avancées en matière de protection de la santé humaine. Il importe que l'on en tire pleinement les enseignements. En l'occurrence, les résultats collectés attestent de la nécessité d'adopter, tant au niveau européen qu'au niveau belge, des mesures normatives renforcées afin de réduire l'exposition de la population aux polluants environnementaux. Contacts : Pierre Titeux, Attaché de presse : 081.390.787 - 0479.497.656 Valérie Xhonneux, Chargée de mission Normes de produits : 0472.476.419
IEW – 28 novembre 2012

En Arctique, la glace plie mais elle se rompt aussi Mauvaise année pour la banquise arctique dont l'étendue a atteint un record historique. Celui-ci a été atteint le 16 septembre dernier avec une étendue de glace de mer réduite à 3,41 millions de km2. Une superficie inférieure de 18 % à ce qu'elle atteignait lors du précédent record, le 18 septembre 2007. Entre mars et septembre 2012, une surface corres¬pondant à trois fois le territoire de l'Inde a fondu dans la mer. Ces constats avaient déjà été posés plus tôt dans la saison par les données publiées en sep-tembre par le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC). « Le rythme alarmant de fonte de la glace de mer dans l'Arctique souligne les changements profonds qui se déroulent dans les océans et dans la biosphère », insiste le patron de l'Organisation météorologique mondiale, qui dit souhaiter qu'au sommet climatique de Doha, ces données inspirent les négociateurs.
Le Soir – 29 novembre 2012