Le réchauffement de la couverture glaciaire s'accélère La couverture de glace de l'Antarctique occidental, énorme masse d'une épaisseur pouvant atteindre 4 kilomètres, se réchauffe deux fois plus vite que ce qu'on pensait, indique une étude américaine publiée dans la revue "Nature Geoscience". Cette partie de l'Antarctique est l'une des régions se réchauffant le plus rapidement sur Terre, écrivent les chercheurs américains. La hausse de la température y atteint 2,4 degrés depuis 1958, ont-ils calculé après avoir revu et complété des relevés de températures portant sur la période 1957-2011. Les scientifiques estiment actuellement que l'écoulement des glaces vers l'océan est responsable de 10% environ de la hausse globale des mers liée au changement climatique, une menace majeure pour de nombreuses villes côtières dans les décennies à venir.
La Libre Belgique – 27 décembre 2012

Climat : les experts américains sonnent l'alarme II s'agit, pour les Etats-Unis, du plus important rapport sur le changement climatique. Le document final de l’« United States Global Change Research Program » - 13 agences fédérales et 200 scientifiques qui, tous les quatre ans, produisent un rapport à l'attention du congrès et du président, excusez du peu - ne sera rendu public, mais ses conclusions sont déjà parvenues aux oreilles des observateurs spécialisés.
Ses constats : « Le changement climatique affecte déjà aujourd'hui le peuple américain. Certains événements météorologiques extrêmes sont devenus plus fréquents et/ou intenses (vagues de chaleur, précipitations exceptionnelles, et, dans certaines régions, des inondations et des sécheresses). Le niveau de la mer s'élève, les océans s'acidifient, les glaciers et la banquise arctique fondent. Ces évolutions sont des marques du changement climatique global qui est essentiellement provoqué par l'activité humaine ». L'avenir n'est pas rose, poursuivent les meilleurs experts américains. Tout en reconnaissant que certaines conséquences peuvent être posi¬tives, « beaucoup de changements perturberont la société parce que nos institutions et infrastructures ont été dessi¬nées en fonction du climat relativement stable du passé et pas celui, changeant, du futur ». Ces évolutions continueront à affecter les populations « la santé, l'approvisionnement en eau, l'agriculture, les transports, l'énergie et bien d'autres aspects de la société ». Notons-en un : les rendements des principales cultures américaines sont appelés à décliner.
Le Soir – 14 janvier 2013

Les records de température dans le monde ont été multipliés par cinq, indique une étude du Potsdam Institute for Climate Impact Research et de l'Université Complutense de Madrid. « Dans certaines parties de l'Europe, d'Afrique et d'Asie du Sud, le nombre de mois record a même été multiplié par dix », souligne les auteurs, concluant que « 80 % des records de température mensuels enregistrés n'auraient pas eu lieu sans l'influence de l'homme sur le climat ». Les chercheurs ont analysé 131 années de relevés mensuels de température sur plus de 12.000 endroits. Selon des chercheurs allemands et britanniques, les dizaines de millions de personnes pourraient échapper à des inondations ou à la sé¬cheresse d'ici à 2050 si les émissions mondiales de gaz à effet de serre commençaient à diminuer en 2016 plutôt qu'en 2030.
Le Soir – 15 janvier 2013

OGM : gel des autorisations La Commission européenne a gelé le processus d'autorisation de mise en culture des OGM dans l'Union afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres. «La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810, mais elle ne le fera pas», a assuré mardi le porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg, en charge du dossier... «Le processus d'examen des demandes d'autorisation de culture se poursuit», a-t-il toutefois insisté. Mais «dans l'immédiat, la Commission ne va pas soumettre de demande d'autorisation de culture aux Etats», a-t-il indiqué.
Le Soir – 23 janvier 2013

Antarctique - la couche d'ozone serait en train de se recréer Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est le plus petit enregistré ces dix dernières années selon les mesures effectuées par le satellite européen MetOp, a indiqué l'Agence spatiale européenne (ESA) vendredi. Depuis le début des années '80 un trou se forme dans la couche d'ozone au-dessus du Pôle Sud entre les mois de septembre et novembre. La quantité d'ozone, qui nous protège des rayons UV du soleil, un phénomène beaucoup plus accentué que celui qui se produit au Pôle Nord. Mais grâce aux accords internationaux sur la protection de la couche d'ozone, la concentration de chlorofluorocarbones (CFC - gaz notamment présent dans les aérosols, ndlr), qui détruisent la couche d'ozone, a diminué de manière drastique à partir du milieu des années '80. Des observations menées sur le long terme semblent indiquer que grâce à ces accords, la couche d'ozone est en train de se recréer. L'Agence spatiale européenne avertit toutefois qu'il faudra encore attendre 2050 pour que l'on revienne aux conditions atmosphériques qui existaient dans les années '60.
La Libre Belgique – 8 février 2013

Manger 2 X moins de viande : indispensable! Et simple... Que l’on prenne le problème par le biais du carbone (réchauffement climatique) ou par celui des nutriments (azote et phosphore par exemple), le résultat est le même : il faut diminuer la consommation de viande d’au moins 50% ! Pour notre santé surtout ! Et surtout aussi pour l’environnement! Nous avons, il y a peu, démontré que manger trop de viande nuit gravement au climat. Nous venons par ailleurs de montrer, à l’occasion de la crise des "lasagnes au cheval" que dans la viande surconsommée, il y en a un certain pourcentage qui relève plus de la m... que de la viande. Un nouveau rapport sortit, ce n’est probablement pas un hasard, cette semaine et rédigé dans le cadre du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) analyse la situation par le biais des nutriments et plus particulièrement de l’azote et en vient à recommander de diminuer de moitié notre consommation de viande. D’après ce rapport du PNUE, 80 % des composés azotés utilisés comme engrais servent à fertiliser les champs pour le bétail. Les fertilisants utilisés pour l’agriculture directement consommée par l’Homme ne comptent que pour 20 %. Finalement, la consommation de viande est le processus qui engendre le plus d’émissions d’oxyde d’azote. Plus on ajoute d’étapes dans la chaîne alimentaire, plus il y a d’émissions d’éléments nutritifs dans l’atmosphère ; de l’engrais à la plante, de la plante à l’animal et de l’animal à l’Homme. En supprimant l’étape de l’animal vers l’Homme, les émissions seraient considérablement moindres. Réduire la consommation personnelle de viande fait partie des dix actions clés suggérées dans le rapport. Si une personne qui se nourrit quotidiennement de viande divise par deux sa consommation, elle amoindrira de la même manière son impact sur l’environnement. Rappelons que les résultats de la première Évaluation européenne pour l’azote (ENA), publiés en 2011, étaient pour le moins déconcertants. Selon l’étude, le coût de l’azote en matière d’impacts pour l’environnement et la santé humaine représente plus du double des bénéfices pour l’agriculture européenne. Donc : s’il n’est pas nécessaire de devenir végétarien, il est indispensable de réduire sa consommation de viande. En rappelant une fois de plus que dans la viande, le problème c’est l’élevage intensif... Donc vous diminuez votre consommation par deux mais vous conservez votre budget "viande" actuel, ce qui vous permet d’acheter une viande de qualité (de bêtes élevées et nourries "proprement", dans votre région et abattues avec respect) en rémunérant correctement le producteur...
IEW - 23 février 2013

Tihange: une bombe découverte sur le site de la centrale nucléaire Des ouvriers occupés à creuser des tranchées sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ont fait la découverte d'un obus allemand de la première guerre mondiale. Les démineurs ont fait exploser l'engin dans une carrière toute proche.
L’Avenir - 27 février 2013

La compagnie aérienne KLM vole à la graisse de friture Des premiers vols «bios» entre Amsterdam et New-York ont été entamés par la compagnie néerlandaise KLM. L’avion utilise des graisses de friture traitée comme carburant. La compagnie aérienne néerlandaise a entamé vendredi ses premiers vols bios entre Amsterdam et New York. Le carburant présent dans l’avion est élaboré à partir de graisse de friture traitée. Un « vol à la frite » KL642 à destination de l’aéroport de Schiphol sera effectué chaque jeudi par un Boeing 777, annonce la compagnie. KLM précise avoir l’intention d’utiliser des biocarburants à plus large échelle. La dépendance aux carburants fossiles et les émissions CO2 sont ainsi réduites.
Le Soir - 8 Mars 2013