La liste des espèces menacées ne cesse de s'allonger
LA LISTE des espèces menacées répertoriées par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne cesse de s'allonger. Dans un rapport publié jeudi 16 juin, l'ONG dénombre 3 801 espèces « en danger critique d'extinction » et 5 566 autres «en danger», sur les 59 508 évaluées. Soit, dans les deux catégories, près de 300 espèces de plus qu'au dernier recensement. Les amphibiens figurent parmi les groupes d'espèces les plus en danger : 41% d'entre elles sont menacées d'extinction. En outre, 861 espèces sont éteintes ou éteintes à l'état sauvage. Pour près de 9 000 espèces, les données sont insuffisantes. C'est le cas du tarsier de Wallace, découvert en 2010 en Indonésie. Les causes d'extinction sont multiples : destruction de l'habitat, activités agricoles, urbanisation, changement climatique, pollution, chasse... Des succès sont toutefois enregistrés dans les actions de conservation. L'oryx d'Arabie, une antilope vivant dans la péninsule Arabique, dont le dernier spécimen sauvage a été abattu en 1972, a été réintroduit après une période de reproduction en captivité. L'espèce, qui compterait désormais un millier d'individus, est passée de « en danger» à « vulnérable ».
Le Monde - 17 juin 2011

Abeille : l'effet des micro-doses.
Le déclin des colonies d'abeilles continue à inquiéter. A agiter le monde apicole, mais aussi les scientifiques et les fabricants de pesticides, montrés du doigt par les apiculteurs. Dernière escarmouche en date : l'Union nationale de l'apiculture française et une trentaine d'élus ont écrit au gouvernement français afin d'obtenir l'interdiction de vente du pesticide Croiser OSR de la société suisse Syngenta qu'ils jugent «extrêmement toxique pour les abeilles». Apportant de l'eau à leur moulin, des chercheurs du CNRS et de l'Institut de recherche agricole français (Inra) ont montré qu'une interaction entre le nosémose (maladie transmise par un champignon microscopique colonisant l'intestin des abeilles) et les insecticides constituait «un risque significatif supplémentaire pour les populations d'abeilles et pourrait expliquer certains cas de surmortalité». L'étude, publiée dans la revue scientifique Plos One souligne que «des doses d'insecticides considérées comme ne pouvant entraîner la mort expriment pourtant un potentiel toxique létal pour des organismes parasités et donc fragilisés». Les fabricants de produits phytosanitaires affirment souvent que leurs produits se sont révélés inoffensifs lors des tests. L'étude a cependant mis en évidence un effet à des doses se situant en dessous du seuil entraînant la mort (plus de 100 fois inférieur à la dose létale induisant 50 % de mortalité).
Le Soir - 18 juillet 2011

Climat. Les forêts absorbent un tiers du C02
Le parc forestier mondial absorbe un tiers du C02 émis par les combustibles fossiles dans l'atmosphère, selon une étude internationale qui alerte, en parallèle, sur les conséquences dramatiques de la déforestation dans le contexte du réchauffement climatique. "Si demain on arrêtait la déforestation, les forêts existantes et celles au stade de la reconstitution absorberaient alors la moitié des émissions des combustibles fossiles", a souligné Pep Canadell, coauteur de l'étude publiée par la revue américaine "Science". La déforestation, elle, est responsable de l'émission de 2,9 milliards de tonnes par an, soit environ 26% du total des émissions.
La Libre Belgique - 18 juillet 2011

Union européenne. L'Europe pourra exporter ses déchets nucléaires
Après huit ans de discussions difficiles, l'Union européenne s'est dotée mardi d'une directive définissant un cadre commun pour la gestion "responsable et sûre" des combustibles nucléaires usagés et des déchets radioactifs. Le nouveau texte oblige notamment les quatorze pays européens ayant recours à l'atome civil de détailler d'ici 2015 la manière dont ils comptent stocker définitivement leurs déchets radioactifs. Une question à laquelle aucune réponse précise n'a encore été apportée dans la plupart des Etats membres, dont la Belgique. Même si la Commission souhaitait à l'origine interdire l'exportation de déchets, les Etats membres ont néanmoins réintroduit cette possibilité dans la directive, mais sous strictes conditions, notamment la présence de sites de stockage définitifs pour déchets radioactifs.
La Libre Belgique - 20 et 21 juillet 2011

Agrocarburants Agrément pour sept entreprises de certification
La Commission européenne a donné son agrément pour 5 ans à 7 entreprises de certification. Elles seront chargées d'attester de la durabilité des agrocarburants importés dans l'UE. Une fois certifiés, ceux-ci pourront être commercialisés dans l'ensemble des pays membres. "Il faut éviter que des forêts tropicales ou d'autres biotopes soient rasés pour faire place à des plantations pour biocarburants", a commenté le commissaire européen à l'Energie Gûnther Verheugen. Ces sept organes de certification, dont certains issus de partenariats avec le WWF, d'autres plus étonnamment liés à des producteurs, auront pour mission de veiller au respect de différents critères de durabilité définis par l'UE laquelle s'est engagée à porter à 10%, d'ici 2020, la part des énergies renouvelables dans son secteur des transports. Pour pouvoir être comptabilisés ces agrocarburants ne pourront pas être issus de plantations installées aux dépens de la forêt tropicale ou de tourbières riches en carbone.
La Libre Belgique - 22 juillet 2011

Climat. La truffe poussée vers le nord
La truffe, un ingrédient de choix prisé dans la cuisine française ou italienne, viendra peut-être bientôt agrémenter des plats plus septentrionaux, poussée vers le nord par le réchauffement climatique, selon un scientifique suisse. Ulf Buentgen, un climatologue, a expliqué que l'augmentation de la température moyenne observée au cours du XXe siècle pourrait déplacer l'habitat naturel du précieux tubercule d'environ 100 kilomètres au nord de la France, vers l'Allemagne. Cette découverte pourrait s'avérer lucrative pour certains pays européens du nord, le très convoité champignon pouvant atteindre jusqu'à 1000 euros pièce.
La Libre Belgique - 25 juillet 2011

Il faut préserver l'eau
Il faudra deux fois plus d'eau qu'actuellement pour assurer la sécurité alimentaire de la population mondiale si on ne s'oriente pas vers des écosystèmes sains et bien gérés, selon un rapport de l'Onu. "Si l'on maintient les mêmes pratiques agricoles" et "les régimes alimentaires actuels" si "l'urbanisation croissante" se poursuit, "la quantité d'eau nécessaire à l'agriculture augmentera de 70 à 90% pour nourrir 9 milliards de personnes", avertit le document. D'ores et déjà, de nombreuses régions à forte production agroalimentaire sont arrivées à la limite de leurs ressources en eau. Et le réchauffement climatique menace d'accentuer les problèmes de sécheresse et d'inondations. Selon le rapport, "il faut passer de systèmes de production alimentaire à des agroécosystèmes qui offrent une plus grande variété de services".
La Libre Belgique - 23 août 2011

Un joyau de biodiversité. Au fil des années
Les bassins de décantation de Hollogne-sur-Geer se sont transformés en un site naturel d'exception abritant une série de biotopes remarquables très prisés par de nombreux oiseaux. "Pas moins de 212 espèces peuvent y être observées. Certaines sont communes, mais d'autres tout à fait rares y font aussi halte", explique Philippe Funcken, directeur général de Natagora, soulignant que le site joue également un rôle très important pour la nidification de certaines espèces durant l’été. Parmi les oiseaux emblématiques qui fréquentent les anciens décanteurs, on trouve près de la moitié de la soixantaine de couples de grèbes à cou noir recensés en Wallonie, la gorgebleue à miroir ou encore la panure à moustache -un passereau d'origine tropicale qui apprécie particulièrement les roselières présentes dans certains bassins.
La Libre Belgique – 1er septembre 2011

La Louvière. Poussières radioactives chez Duferco
Classé «niveau 1» (sur 7) par l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), l'incident qui a touché l'entreprise sidérurgique Duferco, à La Louvière, a suscité l'étonnement parmi les travailleurs. Convoqués pour un conseil d'entreprise extraordinaire, ceux-ci ont en effet appris, mardi, que des particules radioactives avaient été détectées dans le système d'extraction des poussières du four électrique. «C'est ce lundi en France, à l'entrée de ces poussières dans une usine de recyclage, qu'un léger dépassement des normes autorisées a été constaté, précise Caroline Marlair, porte-parole. Nous avons alerté l'AFCN qui a procédé à des analyses et a constaté l'absence de danger». D'après l'AFCN, l'incident aurait été causé par l'introduction dans le processus de production de produits longs « d'une source de Césium 137 (...) qui a été fondue et dispersée dans les poussières résiduelles». L'entreprise, à l'arrêt, va devoir procéder à la décontamination des installations concernées, le césium 137 ayant une demi-vie de 30 ans, et identifier la source de la pollution. Quant aux travailleurs qui auraient pu être touchés par ces poussières, ils ont été envoyés à l'Institut national des radioéléments à Fleurus, pour y passer des examens médicaux qui se sont avérés négatifs.
Le Soir – 16 septembre 2011

Vie sauvage.
Après un siècle, le loup ferait son retour en Belgique Une équipe de l'émission "Dieren in Nesten" de la VRT a pris des images d'un loup à Gedinne (Namur). Il s'agirait du premier loup aperçu en plus de cent ans dans nos contrées. Les images ont été montrées jeudi dans le journal télévisé de la Eén et durant le JT de la RTBF. L'équipe de télévision a vu ce loup par hasard et était en fait à la recherche d'un lynx. Ce félin disparu des forêts belges aurait fait son retour au sud du pays. "Lorsque nous avions entendu que des moutons avaient été tués dans la région de Gedinne, mordus au cou, nous avions décidé d'installer des caméras afin de pister un éventuel lynx ou chien sauvage. L'animal était un loup", a expliqué le présentateur Chris Dusauchoit. Les images ont été montrées à Eric Marboutin, un expert français des loups. Il a été formel : l'animal est un loup. "On voit des marques blanches typiques sur la tête du loup qui est de forme différente d'un husky ou d'un berger allemand. Sa queue et son pelage sont typiques", a expliqué M. Marboutin. Le dernier loup a été abattu en 1898 en Belgique.
La Libre Belgique – 23 septembre 2011

38 transports d'ici 2014
Retour des déchets belges compactés de la Hague en France vers Dessel (3 ont été réalisés sur 9 prévus, soit 6 à venir). Transit de déchets néerlandais compactés de la Hague vers les Pays-Bas (4 sur 6, soit 2 à venir). Transit de combustibles usés néerlandais de la centrale de Borssele aux Pays-Bas vers la Hague (1 réalisé, le 7 juin dernier, sur 10, soit 9 à venir). Retour des déchets cimentés belges de Sellafield en Grande-Bretagne vers Dessel. via le port d'Anvers (aucun réalisé sur 21).
La Libre Belgique 23 septembre 2011

Energie.
La Suisse se dirige vers une sortie du nucléaire Le Conseil des Etats - la chambre haute du Parlement helvétique - a adopté, mercredi 28 septembre, les plans du gouvernement pour sortir du nucléaire d'ici à 2034. Le Conseil national avait voté dans le même sens le 8 juin. Entre autres mesures, les députés ont adopté une proposition interdisant la construction de toute nouvelle centrale.
Le Monde 30 septembre 2011

Nucléaire.
Trois agents contaminés lors d'un incident à Dessel Mardi après-midi, un incident technique chez Belgoprocess a contaminé trois personnes lors d'une inspection du matériel nucléaire technique, à Dessel. Selon le porte-parole de Belgoprocess, Bart Thieren, les trois personnes contaminées (des inspecteurs de l'AIEA, de l'Euratom et un travailleur de Belgoprocess) ne subiront pas de conséquences durables sur le plan médical. "Cet incident nous permettra d'en tirer une bonne leçon", a-t-il toutefois ajouté. Belgoprocess affirme par ailleurs qu'aucune radioactivité ne s'est échappée du bâtiment et que les riverains n'ont rien à craindre, ni pour eux, ni pour l'environnement. A l'origine de l'incident, une erreur de manipulation d'un récipient contenant du plutonium. Elle a eu lieu lors de l'inspection annuelle réalisée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'organisme européen de l'énergie atomique, Euratom.
La Libre Belgique – 6 octobre 2011

Climat. Les glaciers de l'Himalaya fondent dangereusement
La forte hausse des températures, imputée partiellement au réchauffement climatique observé sur la planète, provoque la fonte des glaciers dans la chaîne de l'Himalaya, un impact néfaste pour les habitats, le tourisme et l'économie, affirme une étude publiée mardi par le journal "Environmental Research Letters". Les chercheurs dirigés par Li Zhongxing de l'Académie chinoise des Sciences ont identifié trois modifications intervenues sur les glaciers qui pourraient avoir partiellement pour origine ce réchauffement. De nombreux glaciers examinés ont montré des signes "de recul drastique" ainsi qu'une importante diminution de leur masse. L'étude a également montré l'extension des lacs de glaciers alimentés par la fonte. Les modifications en termes de pluies et chutes de neige sont moins marquées, selon les chercheurs, mais conformes aux prédictions des modélisations de changements climatiques prévus.
La Libre Belgique 26 octobre 2011

Fukushima.
Des rejets record d'éléments radioactifs Une forte contamination radioactive du milieu marin s'est produite après l'accident dans la centrale japonaise de Fukushima, avec des rejets de césium 137 estimés à 27 millions de milliards de becquerels, a indiqué jeudi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. «Ce rejet radioactif en mer représente le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé». Grâce à un des courants marins les plus importants du globe, les eaux contaminées ont toutefois été rapidement éloignées vers le large. Diluée dans l'ensemble du Pacifique, l'importante quantité de césium 137 déversée ne devrait au final conduire qu'à des concentrations de 0,004 becquerel par litre, deux fois plus que les retombées des essais nucléaires atmosphériques des années 1960.
La Libre Belgique – 28 octobre 2011

Environnement. Les déchets toxiques n'iront plus n'importe où
Les Etats de l'OCDE ne pourront plus exporter des déchets dangereux vers des pays non membres si ces derniers s'y opposent a annoncé mardi un porte-parole du Programme de l'Onu pour l'environnement. Seize ans après sa conclusion, la Convention de Bâle va pouvoir entrer en vigueur. Elle vise à protéger les pays en voie de développement contre les importations indésirables de déchets.
La Libre Belgique - 28 octobre 2011

Canada. La biomasse forestière polluerait plus que le charbon, selon Greenpeace
La combustion du bois de forêt pour produire de l'énergie serait plus polluante et nuisible pour l'environnement que l'utilisation d'essence ou de charbon, affirme mercredi Greenpeace Canada dans un rapport basé sur de nombreux travaux de recherche. Plusieurs provinces canadiennes ont ouvert les forêts publiques à l'extraction à grande échelle de matière végétale pour produire de l'énergie à partir de leur combustion dans des centrales électriques. L'association écologiste estime que cette exploitation se fait sans règles environnementales adéquates. Greenpeace affirme que la combustion des arbres n'est pas "carboneutre", autrement dit qu'elle ne présente pas de bilan neutre des émissions de gaz à effet de serre. En fait, les centrales électriques nord-américaines fonctionnant à la biomasse "émettent jusqu'à 150% de plus de C02 ; 400 % de plus de monoxyde de carbone irritant pour les poumons et 200% de plus de particules fines qui causent l'asthme", affirme l'ONG. Greenpeace demande un moratoire sur les nouveaux projets bioénergétiques et la révision des projets existants. L'association appelle également les pays de l'UE à s'assurer que le recours à la biomasse comme source d'énergie soit soumis à des mesures permettant d'éviter d'hypothéquer l'avenir des forêts naturelles.
La Libre Belgique – 3 novembre 2011

OGM. Des moustiques faits pour tuer leurs petits
Des chercheurs ont annoncé des premiers résultats concluants à la suite d'un lâcher de moustiques génétiquement modifiés, selon le quotidien "New York Times". Concrètement, le moustique est doté d'un gène qui provoque sa mort. Les petits, porteurs du même gène, ne devraient pas survivre sans antibiotique jusqu'à l'âge adulte. Ces modifications d'ADN pourraient servir à lutter contre le paludisme ou la dengue, des maladies transmises par les moustiques.
La Libre Belgique – 3 novembre 2011

Royaume-Uni. Gaz de schiste et secousses sismiques
Des forages sur un gisement de gaz de schiste sont "très probablement" à l'origine de secousses telluriques ayant touché la région côtière du Lancashire (Nord-Est) en avril et mai dernier, a estimé un rapport d'experts publié mercredi. La région avait enregistré le 1er avril et le 27 mai des secousses de magnitudes de 2,3 et 1,5. Ces forages utilisaient la technique controversée de la fracturation hydraulique, qui consiste à fissurer la roche en grande profondeur avec un mélange d'eau et de produits chimiques projeté à haute pression, afin d'en libérer les hydrocarbures. "La conjonction de caractéristiques géologiques spécifiques à ce site est rare et ne devrait pas se reproduire à l'avenir sur d'autres puits", a cependant tempéré le rapport. Les experts estiment qu'une secousse de magnitude 3 était "le pire scénario envisageable" et conseillent à l'opérateur Cuadrilla de mettre en place « une veille de l'activité sismique » du sous-sol exploité.
La Libre Belgique – 3 novembre 2011

Cellules souches
La Cour européenne de justice (CEJ) a tranché, et c'est sans appel : il n'y aura pas de brevets européens sur les cellules souches embryonnaires humaines. Une décision attendue, puisque l'avocat général près la CEJ avait rendu un avis préliminaire en ce sens. Ne seront brevetables que les techniques ne nécessitant pas la destruction d'un embryon.
Le Vif/L'Express - 4 novembre 2011

Mol et l’UCL associés dans Myrrha.
Le Centre d'étude de l'énergie nucléaire de Mol et l'Université catholique de Louvain vont travailler ensemble sur le projet Myrrha, le nouveau réacteur à l'étude en Campine sous la direction du Pr Hamid Aït Abderrrahim. Ce réacteur d'un type nouveau - beaucoup plus sûr que les installations classiques dont on a pu mesurer le risque d'emballement à Fukushima - nécessite la mise au point d'un injecteur de particules et c'est l'UCL qui a été choisie grâce à son Centre de ressources du cyclotron. Pour mémoire, Myrrha est un projet à... 960 millions d'euros qui devrait permettre, à l'horizon 2023, de réduire de cent fois le volume de certains déchets nucléaires, tout en diminuant leur durée de vie et en produisant notamment des radio-isotopes ainsi que du silicium dopé pour diverses applications (voitures hybrides, énergies renouvelables...).
Le Vif/L'Express - 18 novembre 2011

Energies renouvelables La Belgique 15e au classement
La Belgique glisse d'un rang, à la 15e position, dans le classement qui évalue, dans 40 pays, les marchés nationaux pour les énergies renouvelables, l'infrastructure et la disponibilité pour les technologies individuelles. C'est ce qu'il ressort mardi de la nouvelle étude trimestrielle mondiale "Renewable Energy Country Attractiveness Indices" d'Ernst&Young. La Chine reste au premier rang, suivie par le Brésil, qui dispose d'un marché éolien à forte croissance et avec des besoins énergétiques fermes, atteint pour la première fois le top 10. La Belgique fait un peu moins bien que d'autres pays européens, comme l'Allemagne, 3e, mais mieux que le Portugal ou les Pays-Bas. Les rapports de force ont clairement évolué. L'Europe de l'Est, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Asie du Sud-Est et l'Amérique latine offrent actuellement les meilleures perspectives d'avenir.
La Libre Belgique – 23 novembre 2011

Du bioplastique avec des eaux usées
Le procédé est unique et la production biodégradable Aquiris se lance dans le domaine de la production de bioplastiques. L'opérateur de la plus grande station d'épura¬tion de Belgique, située à Bruxelles-Nord, filiale du groupe Veolia, a présenté mardi sa dernière innovation : un dispositif pilote capable de fabri¬quer, à partir d'eaux usées de la capitale, des matières plastiques utilisa¬bles pour les objets du quotidien. La gestation de cette technologie aura duré dix ans dans les laboratoires d'AnoxKaldnes, une branche suédoise du groupe français. Elle est aujourd'hui adaptée à petite échelle dans le processus industriel d'Aquiris. L'avancée est qualifiée de "révolutionnaire" et les objets produits sont entièrement biodégradables. Cette nouvelle technologie, baptisée "Cella", s'appuie sur l'action de bactéries naturellement présentes dans les eaux usées. "Ces bactéries sont nourries par la boue d'épuration. Elles transfor¬ment ensuite la pollution des eaux usées en polymères, produits de base au plastique", explique Emmanuel Trouvé, directeur recherche et développe¬ment chez Veolia. Avec cette nouvelle découverte, il espère donc concurrencer l'industrie pétrochimique et le plastique "vert". Elle aurait, selon ses promoteurs, un avantage considérable : "La production de ce bioplastique est réalisée à partir de la récupération de CO2 perdu. Nous n'avons pas besoin de terrain agricole. L'impact sur l'empreinte écologique est donc quasi nul", insiste M. Trouvé. Quant aux débouchés commerciaux, ils seraient très prometteurs. "Nous avons déjà eu des contacts avec plusieurs entreprises, dans le domaine automobile notamment. Mais ce sont toujours elles qui ont fait le premier pas." Aquiris n'ambitionne toutefois pas d'inonder le marché avec une déclinaison d'ustensiles en "néo-plastique". L'installation actuelle permet de créer des objets en série de petite taille comme des stylos, des cartes de crédit ou encore des pièces automobiles. "Nous évitons tout ce qui touche à l'alimentaire. Les gens ne sont pas encore prêts à boire dans des gobelets en plastique provenant d'eaux usées." Actuellement, la bioraffinerie reste en marge de l'usine d'assainissement. L'unité pilote ne produit que dix kilos de plastique par semaine. Dans deux ans, l'entreprise espère atteindre une production de plusieurs tonnes. De 20 à 30 % des eaux usées pourraient être redirigées vers ce type de production. Dans tous les cas, Aquiris souhaite conserver la production de bioplastiques sur le site bruxellois.
La Libre Belgique – 10 et 11 novembre 2011

Deux incidents nucléaires TIHANGE, DESSEL
Deux incidents nucléaires, de niveau 1 sur l'échelle internationale des événements nucléaires INES qui en compte sept, ont été constatés la semaine dernière en Belgique, à Dessel et Tihange, a-t-on appris lundi auprès de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). Un incident de niveau 1 s'est déclaré le lundi 5 décembre à Tihange. Un chimiste a constaté qu'un des systèmes d'échantillonnage prévu pour contrôler la qualité de l'eau du circuit secondaire n'avait pas fait l'objet des relevés requis. «Il s'agit d'un problème purement technique», a souligné la porte-parole de l'AFCN, sans aucune conséquence sur les travailleurs, la population, l'environnement L'autre incident s'est produit le jeudi 9 décembre, à l'entreprise de traitement et stockage de déchets nucléaires Belgoprocess (Dessel) durant les activités préparatoires au rapatriement d'un container en béton dans une des unités de retraitement de Belgoprocess. «Outre une contamination limitée de l'environnement direct du bâtiment, deux opérateurs ont également été contaminés», indique l'AFCN.
Courrier de l’Escaut – 13 décembre 2011