Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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mardi 23 juin 2015

Bulletin N° 81 - Juin 2015

Pollution 12.800 morts En Belgique, les sources de particules fines (PM25) sont l'industrie (36 % en 2011), le transport (31 %), l'agriculture (16 %) et le résidentiel (11 %). A Bruxelles, le transport routier représente 71 % des émissions directes de PM10, le chauffage résidentiel (22 %) et le chauffage tertiaire (5 %) complètent. Le transport est, en Belgique, responsable de 50 % des émissions d'oxydes d'azote (NOX). A Bruxelles, le secteur représente 64 %. En 2006, l'OMS estimait à 12.800 le nombre de décès dus à l'exposition aux particules fines en Belgique. Et considérait que 2.900 pourraient être évités grâce au respect de ses normes. L'espérance de vie des Bruxellois pourrait être prolongée de 7 mois si les recommandations de l'OMS (pour les PM25) étaient respectées. Le coût annuel de la pollution par les particules et l'ozone est de 10 à 30 milliards d'euros par an (problèmes de santé, absences au travail, invalidité...).
La Libre Belgique – 26 mars 2015

Santé Pesticides et infertilité Les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés sont associés à une moindre qualité du sperme, selon une étude publiée mardi dans la revue spécialisée "Human Reproduction". 338 recueils de sperme provenant de 155 hommes, âgés de 18 à 55 ans, fréquentant un centre de traitement de l'infertilité, ont été analysés entre 2007-2012. Selon l'étude, les hommes qui consomment le plus de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49% par rapport aux hommes qui en consomment le moins, ainsi qu'un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32%.
La Libre Belgique – 1er avril 2015

Des abeilles et des fleurs Régulièrement, on nous rappelle que des populations d'abeilles sont en déclin. Des causes sont connues; elles tiennent à un parasite - le varroa - ou à l'usage de pesticides. Mais il en existe peut-être d'autres, au même titre qu'il existe d'autres abeilles que celles qui, en colonies, nous fabriquent ce miel qui nous enchante. Des entomologistes néerlandais ont voulu en savoir davantage à ce sujet et se sont mis à collecter les grains de pollens accrochés aux pattes de spécimens de 57 espèces, conservés dans les collections de musées. Ils ont déterminé l'espèce florale dont ces grains étaient issus, puis comparé la diversité spécifique des espèces végétales identifiées en prenant d'une part des insectes capturés avant les années 50 et d'autres, fraîchement prélevés dans la nature. Ils l'ont ensuite confrontée à la densité évaluée des populations de l'hyménoptère, pour chacune des 57 espèces concernées. Les résultats sont apparemment sans appel: si certaines d'entre elles sont en net déclin, c'est peut-être surtout en raison de la disparition progressive de certaines fleurs sauvages, victimes de l'intensification de l'agriculture. C'est particulièrement net, semble-t-il, pour les insectes les plus gros. Notre regard souvent peu avisé nous permet de constater qu'il reste pourtant des fleurs en suffisance dans les campagnes. Mais c'est oublier que les abeilles, autant que les humains, peuvent avoir des goûts et préférences qui leur sont propres.
Nature 2014; 516:10 Athena – Avril 2015

De la migration des tortues géantes vers les plages de sable de l'Amazone à la transition d'une espèce humaine à l'autre, en passant par l'utilité des fourmis pour la bonne santé d'un buisson puant... Tout est décidément une question d'adaptation ! La nature en est plus d'une fois témoin... Allez, c’est l’heure ! On est parfois surpris de voir avec quel parfait synchronisme des animaux entreprennent des actions collectives. Ce n'est le plus souvent pas le fait du hasard, mais bien celui d'une communication interindividuelle qu'il faut d'abord identifier. C'est par exemple le cas des tortues géantes d'Amérique du sud qui, avec une belle uniformité, sortent de l'Amazone (le fleuve) pour aller pondre leurs œufs sur, et même dans les plages de sable. Un peu plus tard, c'est au prix de la même belle uniformité que les jeunes, à peine éclos, regagnent en masse leur milieu de vie aquatique. Des chercheurs ont eu l'idée de déposer des enregistreurs dans l'eau et à proximité au cours de la période la plus pro¬bable de survenue de ces événements. Après avoir écouté et décrypté 220 heures d'enregistrements, ils en sont arrivés à identifier 6 vocalises particulières, courtes mais différentes qui semblent présider à ces actions collectives, qu'il s'agisse de celles des femelles ou des tout jeunes. C'est du genre «allez, les gars, on y va !»; un appel à l'action commune assez surprenant pour une espèce plutôt solitaire le reste du temps. L'intérêt est bien entendu évolutif. Si par exemple les jeunes sortaient l'un après l'autre de leur cachette de sable, les prédateurs potentiels n'auraient qu'à se poster à proximité pour saisir au passage et l'une après l'autre, ces délicatesses saisonnières. Quant aux femelles, il est clair qu'elles s'exposent sans abri de protection pendant toute la durée de la ponte. Le fait d'agir en groupe n'interdit évidemment pas la prédation, mais cela en réduit la portée. Et en fin de compte, davantage déjeunes atteignent l'eau trouble du fleuve où ils peuvent souffler un peu. Ce n'est pas encore gagné pour autant, mais au moins, le plus dur est fait !
Athena - Mai 2015

Climat Il faut dépenser trois fois plus dans la recherche « Il faudrait tripler le niveau actuel des dépenses publiques dans la recherche en technologies bas carbone si l'on veut respecter l'objectif de limiter le réchauffement du climat à 2 degrés », a averti lundi l'Agence internationale de l'énergie. « Le développement et le déploiement de technologies novatrices en matière d'énergie est un facteur clé de la lutte contre le réchauffement climatique, en parallèle du processus diplomatique qui doit aboutir à un accord à Paris en décembre, lors de la conférence mondiale sur le climat », plaide l'organisation dans un rapport.
La Libre Belgique – 5 mai 2015

Osez le covoiturage ! TRAFIROUTES.WALLONIE.BE Depuis ce 1er mai, une nouvelle campagne de sensibilisation s'affiche le long de nos autoroutes et routes régionales pour inciter les automobilistes à pratiquer le covoiturage. A l'heure actuelle, 8 Wallons sur 10 utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail et seulement 1/5 des véhicules comptent au moins 2 personnes à leur bord en heure de pointe or le covoiturage présente de nombreux avantages: - réduction des embouteillages ; - gain de temps lié à une circulation plus fluide ; - partage des frais de déplacements ; - moment convivial entre le travail et la maison ; - diminution de la pollution. De plus, des aires de stationnement identifiables grâce au panneau de signalisation Carpool permettent aux automobilistes de garer leur voiture et de monter dans un autre véhicule en toute sécurité.
Portail de la Wallonie - Actualités – 5 mai 2015

Projet "LaitHerbe": Une nouvelle filière laitière durable Comme espéré, le projet LAITHERBE, labellisé par le Plan Marshall 4.0 via le pôle WAGRALIM, mène à la mise en place d’une nouvelle filière laitière durable. Celle-ci porte le nom de "MARGUERITE HAPPY COW" et a été officiellement lancée ce 29 avril lors d'une conférence de presse chez Herve Société. Le but est de produire un lait de qualité différenciée offrant des débouchés à valeur ajoutée à chaque maillon de la filière. Elle regroupe des agriculteurs, un fabricant d'aliments pour bétail (la SCAR, partenaire du projet et membre du pôle), un collecteur de lait et une fromagerie (Herve société, coordinatrice du projet et également membre du pôle). Ses principaux engagements sont : une alimentation des vaches centrée sur l'herbe et le pâturage dans les prés, une alimentation des vaches locale et garantie non-OGM, une rémunération plus équitable et plus stable des agriculteurs. + d'info: www.wagralim.be
Portail de la Wallonie – Actualités - 12 mai 2015

La nature dans "un état préoccupant" en Europe Un rapport rendu public par la commission européenne demande une intensification des efforts pour freiner la perte de biodiversité dans l'Union Européenne. DEFAVORABLE. Selon l'état des lieux de la nature européenne sur 2007-2012, 32% des 240 espèces évaluées d'oiseaux restent "menacées ou quasi-menacées", dont des spécimens aussi communs que l'alouette ou la barge à queue noire. Les 1.200 espèces protégées au titre de la directive habitats (poissons, amphibiens ou plantes vasculaires) se portent encore moins bien, 60% étant jugées dans un état de conservation "défavorable". "L'état de ces espèces dans les prairies, les zones humides et les dunes est particulièrement préoccupant", met en avant la Commission dans un communiqué. Une conséquence de la détérioration des habitats, dont 77% sont dans un état de conservation "défavorables", en particulier les zones humides, tourbières et marais et les pâturages. Le rapport porte sur 231 biotopes recensés à travers l'UE.

Des pratiques agricoles visées "Les principales menaces recensées pour les habitats sont liées à certaines pratiques agricoles", dont le surpâturage, l'abandon des systèmes pastoraux et l'utilisation d'engrais et de pesticides, pointe le rapport. La tendance générale est que les espèces et habitats en bon état le restent ou sont améliorées, mais que ceux dans une situation précaire se détériorent. "Sauf amélioration majeure des tendances", les objectifs de protection de la biodiversité que s'est fixée l'UE avec ses directives oiseaux et habitats "ne pourront pas être atteints d'ici à 2020", mettent en garde les auteurs. Ce rapport "souligne l'ampleur des défis à affronter, qu’il est essentiel que nous relevions car la santé de notre nature est liée à celle de nos citoyens, ainsi qu'à notre économie", a commenté le commissaire chargé de l'Environnement, Karmenu Vella. GYPAETE. Il s'est toutefois félicité que le tableau ainsi dressé "démontre clairement que les mesures visant à régénérer des écosystèmes fragiles peuvent donner d'excellents résultats". Le rapport cite notamment le succès de mesures de conservation du gypaète barbu, un rapace, ou les "répercussions positives" du réseau de zones protégées Natura 2000, couvrant 18% du territoire de l'UE. L'intérêt de ce rapport est de montrer que "quand la nature est correctement protégée et gérée, elle peut se rétablir", a fait écho l'ONG environnementale WWF, appelant l'exécutif européen à prendre en compte ses conclusions dans le bilan qu'il mène actuellement sur l'efficacité des directives oiseaux et habitat.
Sciences et Avenir – 22 mai 2015

Une application pour identifier les plantes sauvages Vous n'arrivez pas à reconnaître les plantes ou les fleurs lors de vos balades dominicales ? Une application pour smartphone, Pl@ntNet, vous permet d'identifier ces dernières grâce à un système de reconnaissance d'images. L'application fonctionne comme un véritable Shazam botanique. Grâce à sa base de données de plus de 4100 références, elle permet de comparer la photo prise à partir de votre smartphone avec ses données afin d'identifier l'espèce photographiée.
Les plantes référencées sont des espèces sauvages de la flore française métropolitaine, presque similaire à celle présente chez nous. Le nombre d'espèces traitées, ainsi que le nombre d'images exploitées évolue avec les contributions des utilisateurs au projet. Malheureusement, l'application ne reconnaîtra pas l'orchidée de votre salon puisqu'elle ne permet pas l'identification des plantes ornementales ou à usage horticole. Les images soumises à l'appareil peuvent être centrées sur un organe ou une partie de la plante bien précis. Les photos de feuilles d'arbres sur fond uniforme offriront ainsi les résultats les plus satisfaisants. L'application est disponible gratuitement sur l'App Store ou sur Google Play.
Le Vif/L’Express – 1er juin 2015

Buvons l'eau du robinet! Résultats 2014 de la qualité de l'eau de distribution Pour l'année 2014, les résultats d'analyse concluent à un taux de conformité de l'eau du robinet de 98.2 % pour les paramètres impératifs (pesticides, plomb, entérocoques,...). En Wallonie, des analyses sont menées quotidiennement pour vérifier la qualité de notre eau de distribution. En 2014, 21.615 échantillons ont ainsi été prélevés pour donner lieu à quelques 90.000 analyses. L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé dans notre région.
Compte tenu de sa qualité, consommer l'eau de distribution s'inscrit dans une démarche de développement durable puisqu'elle n'engendre pas de déchets et est disponible en continu à domicile. En outre, elle est particulièrement économique, une bouteille de deux litres d'eau de distribution revenant à un centime d'euro. La SWDE propose à chaque wallon de découvrir la qualité de l'eau de sa rue. L'application permet, en introduisant le nom de sa rue, de connaître la composition de l'eau du robinet, sa provenance et la fréquence des analyses.
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Une nichée de faucons pélerins sur un site de la SWDE Pour la première fois, depuis leur réapparition dans notre région, un couple de faucons pélerins a installé son nid sur un site de la SWDE. C'est dans le Brabant wallon qu'un couple de faucons et quatre fauconneaux se sont installés sur la petite falaise de la carrière de Dongelberg dans un site où la SWDE capte annuellement quelques 350.000 m3 d'eau. Dans quelques semaines, les petits faucons devront quitter le nid pour trouver leur propre territoire dans un rayon de 250 km. Il est possible que le couple adulte revienne nidifier sur le site l'année prochaine. Le faucon pèlerin avait disparu de Belgique et de la plupart des régions d’Europe dans les années 1970. Il est de retour chez nous depuis 1994. Le faucon pèlerin est l’oiseau le plus rapide du monde, il peut piquer sur sa proie à près de 400 km/h. En 2014, 164 faucons ont été bagués dans le pays et une dizaine de nouveaux sites de nidification ont été découverts
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Environnement Protéger les océans est une activité rentable L'extension des aires marines protégées est rentable et pourrait générer jusqu'à 920 milliards de dollars de bénéfices d'ici 2050 et créer 180000 emplois, selon une étude publiée jeudi par le WWF, l'organisation mondiale de protection de la nature. "Chaque dollar investi pour créer des aires marines protégées permet des bénéfices trois fois supérieurs, grâce à la création d'emplois directs, la protection côtière ou la pêche", estime le Fonds mondial pour la nature. Le rapport est dévoilé en marge du Sommet mondial sur les océans organisé près de Lisbonne.
La Libre Belgique – 5 juin 2015

Gaz de Schiste La fracturation menace la qualité de l'eau La fracturation hydraulique aux Etats-Unis n'a pas d'impact sur les ressources en eau potable, mais présente d'importants risques pour le cycle et la qualité de l'eau, a estimé l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Cette méthode controversée permet d'extraire du pétrole ou du gaz, notamment de schiste. Parmi les risques, l'EPA s'inquiète notamment de "fuites", ou encore du reversement d'eaux "usées" et de "fluides hydrauliques" dans des réserves d'eau potable. Mais ces risques, bien qu'inquiétants, sont « faibles comparés au grand nombre de chantiers de fracturation hydraulique à travers le pays »
La Libre Belgique – 7 juin 2015

Bulletin N° 80 - Mars 2015

Rhinocéros : une espèce se meurt Il ne reste désormais plus que cinq rhinocéros blancs du Nord sur toute la planète. En octobre dernier (Le Soir, 21/10), nous attirions déjà les regards sur cette espèce vouée à disparaître suite au décès de Suni, un mâle de 34 ans. Il ne restait alors plus que six spécimens dont seulement deux mâles trop vieux pour se reproduire. La mort vient de frapper l'un d'eux : Angalifu, 44 ans, qui vivait au zoo de San Diego (États-Unis). L'animal serait tout simplement mort de vieillesse. Les dés étaient jetés. Voilà qui est confirmé. Il est en effet illusoire de compter sur le dernier mâle en vie pour relancer toute l'espèce. Au jeu de l'amour, il a depuis longtemps déclaré forfait. En 1963, on comptait plus de 1.000 individus de cette espèce. Dans les années 70-80, ils n'étaient plus que 500. Ce chiffre est descendu jusqu'à 15 au début des années 90. C'est alors que des programmes ont été mis en place pour les préserver au mieux... de l'homme ! Qui les chasse pour l'ivoire de ses cornes. Le Soir – 17 décembre 2014 Déchets : un problème brûlant Si la Belgique, comme la plupart des pays industrialisés, produit une quantité importante de déchets, elle a aussi mis en place des dispositions pratiques pour trier et si possible, recycler. Ce qui ne peut l'être va à la décharge et s'accumule dans l'attente d'un enfouissement ou d'une hypothétique prise en charge. De nombreux autres États - notamment émergents - n'en sont pas là et faute d'un dispositif efficace de collecte, se contentent parfois de jeter le plus simplement du monde ce qui n'a plus d'usage ou de valeur. Dans un souci d'en réduire la taille, voire d'en atténuer quelques nuisances, d'aucuns y mettent le feu et si le volume de la décharge le permet, ce dernier couve lentement, mais longtemps. Outre qu'une telle combustion dégage des odeurs, elle génère aussi ce C02 dont on tente de réduire la production à la faveur de mesures diverses. Sauf que... il semble que les dégagements de gaz à effets de serre issus de la combustion des détritus ne soient pas pris en compte dans les inventaires officiels; sans doute parce que cette réalité est difficilement contrôlable d'une part, parce qu'elle n'est pas spécialement gratifiante ensuite. Donc on ignore. Ou on feint d'ignorer. Mais, rapportée à l'échelle du globe, cette combustion cachée se chiffrerait en milliers de... milliards de kilos de CO2 et représenterait même 5% (soit 1/20e) de l'ensemble des contributions anthropiques à l'émission de gaz à effets de serre (valeurs de 2010). On l'aura compris, ce n'est pas dans les pays occidentaux que cette réalité est la plus aiguë, mais bien dans ceux où le traitement des déchets ne semble pas constituer une priorité. Une étude menée par le Centre national pour la recherche atmosphérique de Boulder (Colorado), qui a émis les valeurs chiffrées reprises ci-dessus, n'a pas retrouvé la trace de ces émissions dans les déclarations de pays comme le Mali ou le Sri Lanka, où elles excéderaient en quantité celles qui sont officiellement rapportées. L'intention n'est pas ici de jeter un regard accusateur vers des pays qui manquent peut-être singulièrement de moyens pour mener des politiques efficaces en la matière. On peut tout de même se demander ce que pèsent en matière d'économie de CO2 les démarches d'un pays comme la Belgique, confetti sur la planisphère, quand d'autres contributeurs majeurs restent sourds ou inactifs dans ce registre. Athena – Décembre 2014 Consommation wallonne En Wallonie, la consommation d'énergie actuelle représente 196 TWh, 38 % pour le secteur industriel, 22 % pour le logement, 9 % pour le tertiaire et 30 % pour le transport. La facture énergétique est de l'ordre de 11, 8 milliards d'euros. Elle a augmenté de 144 % entre 1999 et 2011, alors que la consommation a baissé. Réactif – Décembre 2014 – Janvier & Février 2015 4% des terres C'est la part des terres agricoles cultivées dans le monde avec des plantes génétiquement modifiées, en 2013. Soit 170 mil¬lions d'hectares, dont 70 millions aux Etats-Unis, 40 millions au Brésil et 24 millions en Argentine. En Europe, seul le maïs MON810 est cultivé, pour l'essentiel en Espagne (132 000 ha) et au Portugal (8 500 ha). Les principales plantes transgéniques commercialisées sont le soja, le maïs, le coton et le colza, en majorité pour l'alimentation animale et la production de bio¬carburants. Le Monde – 23 janvier 2015 1718, le nouveau numéro vert de la Région Le numéro vert de la Région Wallonne (SPW) change. Fini le 0800 11 901. Enfin, presque : vous pourrez encore composer aussi ce numéro durant quelque temps. Mais d'ores et déjà, le nouveau numéro est accessible : désormais, vous devrez composer le 1718 (ou 1719 pour les germanophones). Vous souhaitez poser une question, obtenir un conseil avant d'entamer une démarche ou avoir les coordonnées précises d'un technicien? L'équipe du numéro vert vous fournira la réponse. Elle vous évitera ainsi des démarches multiples et inutiles, le numéro est dispo tous les jours ouvrables de 8 h 30 à 17 h. Le week-end, une boîte vocale vous permet de recevoir certaines informations ou de laisser vos coordonnées. L’Avenir – 04 février 2015 L’araignée "bourdonnante" est l'araignée de l’année L'"Anyphaena accentuata", aussi surnommée "buzzing spider" ou "araignée bourdonnante", a été désignée comme araignée européenne de l'année, indique la Société arachnologique de Belgique (Arabel). Elle a été choisie par 83 experts en la matière, issus de 26 pays européens. L'araignée bourdonnante doit son nom au fait que les mâles de cette espèce sont capables de produire du son. "Elles sont assez communes et vivent de préférence dans les buissons ou arbustes", indique KoenVan Keer (ARABEL). "Pendant la journée, elles se retirent dans une cachette faite de feuilles entrelacées ou d'une feuille roulée sur elle-même. L'accouplement et la ponte des oeufs se déroulent au même endroit. Pendant la nuit, elles s'activent et chassent de petits insectes". Les mâles ont un comportement assez inhabituel durant la parade amoureuse. "Ils tambourinent avec leurs pédipalpes (des sortes d'appendices buccaux, comme des mandibules, ndlr) et leur première paire de pattes sur l'abri de la femelle, et font en même temps vibrer leur abdomen. Cela produit un son bourdonnant", qui est audible pour l'homme, indique Koen Van Keer. Cette espèce d'araignées ne tisse pas de toile. En hiver, on la trouve surtout sous l'écorce des arbres, plus rarement à l'intérieur des habitations. Les mâles deviennent adultes en mai et juin et mesurent de 4 à 7 millimètres. Le Vif – 4 février 2015 Une farine mélodieuse pour que nos oiseaux continuent de chanter Natagora a mis l’aliment au point pour ralentir le déclin de certaines espèces. Les oiseaux exercent un fort pourvoir attractif sur l’humain. La preuve en est que 15.000 citoyens viennent de se prêter au jeu du recensement des volatiles sauvages fréquentant nos jardins, organisé par Natagora. Cet inventaire hivernal annuel a débuté en 2004, de quoi fournir à Jean-Sébastien Rousseau-Piot, son coordinateur, assez de données pour en dégager une tendance : la biodiversité chute tandis que les dix espèces les plus communes gagnent du terrain. « Parmi elles, on retrouve le merle noir et le pigeon ramier, qui sont stables, voire en légère progression. Par contre, environ trente espèces sont de moins en moins observées dans les jardins. » Celles qui sont le plus en déclin sont granivores. A certaines périodes de l’année, elles se nourrissent de graines dans les jardins, tandis qu’à d’autres, elles se rendent dans les champs. C’est le cas du moineau friquet. « Il est deux fois moins fréquent aujourd’hui qu’en 2004. Il souffre de l’intensification de l’agriculture et du changement des pratiques culturales, explique l’ornithologue. Jadis, après la récolte, les plants de blé restaient sur pied tout l’hiver, fournissant des graines aux oiseaux. Désormais, elles sont enfouies dans la terre car le sol est labouré sans attendre. De plus, la couverture hivernale, comme la moutarde, est dénuée d’intérêt nourricier pour les oiseaux. » Que faire pour ralentir leur déclin ? A l’échelle du consommateur, les outils sont rares. Natagora propose à la vente une « farine mélodieuse ». « Elle provient en grande partie d’un champ de blé bio situé en Hesbaye dont 10 % des épis, soit 30 ares, sont laissés sur pied en hiver, explique Sylviane Gilmont, responsable du projet. Nos 12 tonnes de farine s’écoulent rapidement et permettent de payer l’agriculteur pour son action. Cette première édition est un succès. Mais pour sauver les oiseaux, il est indispensable d’étendre l’action à d’autres champs en Belgique. » Et il y a urgence : le nombre de bruants proyers, l’oiseau granivore emblématique des zones agricoles wallonnes, a chuté de… 99 % en 30 ans. Il est à la limite de l’extinction. Quant au nom de la farine, il n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence à la linotte mélodieuse. Ce petit passereau au poitrail teinté de rouge semble reconnaissant : « Au-dessus des bandes de blés laissés sur pied, on les a vus tourner par centaines, et puis s’abattre sur le sol pour venir manger les graines. » Le Soir - 16 février 2015 Des gaz à courte durée de vie altèrent la couche d’ozone Des scientifiques s’inquiètent d’une présence accrue dans l’atmosphère des gaz à très courte durée de vie qui attaquent la couche d’ozone. Les dégâts que ces substances causent à la couche d’ozone, située entre 20 et 50 km d’altitude, sont importants et vont sans doute s’aggraver, dans la mesure où la production par l’homme de gaz chlorés augmente, soulignent des chercheurs de l’Université de Leeds (Grande-Bretagne) dans une étude parue dans la revue Nature Geoscience. Les gaz à très courte durée de vie (very short-lived substances, VSLS) se dissipent habituellement en moins de six mois et ne sont pas réglementés par le Protocole de Montréal qui a interdit certains gaz chlorés à durée de vie plus longue. Les deux modèles informatiques utilisés « montrent que les VSLS sont responsables d’une part importante de la diminution de l’ozone dans la stratosphère », indique Ryan Hossaini, qui a dirigé l’étude. « Dans l’Antarctique, où un trou dans l’ozone se forme tous les ans et où les diminutions de l’ozone sont les plus spectaculaires, nous estimons que les VSLS sont responsables d’environ 12,5 % de la perte d’ozone totale », précise-t-il. « En moyenne mondiale, la perte d’ozone due aux VSLS dans la partie inférieure de la stratosphère pourrait atteindre jusqu’à 25 %, mais elle est bien inférieure à une altitude plus élevée ». Des substituts aux gaz nocifs interdits par le Protocole de Montréal. Environ 90 % des gaz à très courte durée de vie sont naturels. Ce sont des composés de brome produits par les algues et le phytoplancton des océans. Le reste est constitué de gaz chlorés produits par l’homme, dont la part dans l’ensemble des VSLS augmente rapidement. Le « trou » dans la couche d’ozone – en réalité un amincissement – est provoqué naturellement par un froid extrême. Mais ce bouclier est aussi abîmé par des composés chlorés fabriqués par l’homme, comme les gaz utilisés dans les climatiseurs et les réfrigérateurs, les mousses isolantes et les aérosols. Ironiquement, l’un des gaz cités dans l’étude, le dichlorométhane, est utilisé dans la fabrication de substituts aux gaz nocifs pour la couche d’ozone qui sont interdits par le Protocole de Montréal de 1987. Son impact est faible pour l’instant mais sa concentration dans l’atmosphère « a augmenté de manière spectaculaire ces dernières années », doublant à certains endroits depuis la fin des années 1990, souligne Ryan Hossaini. Le Soir - 17 février 2015 "Popup house" : une maison construite en quatre jours et entièrement recyclable Selon ses promoteurs, la "Pop-up House" présente de nombreux avantages. Cette maison contemporaine en bois présente un design assez épuré et peut-être construite de manière ultra rapide. En effet, quatre personnes suffisent pour la monter en à peine quatre jours. Elle présente un autre avantage majeur : elle est très économe en énergie. En effet, sa consommation d'énergie ne dépasse pas les 15kW par mètre carré et par an, selon l'AFP. Son coût est aussi relativement bas. Selon une estimation de revues spécialisées, elle coûterait 200 euros par mètre carré, ce à quoi il faut tout de même ajouter la plomberie, l'électricité et les finitions. La maison se veut également évolutive, modulable, démontable et entièrement recyclable. Selon Corentin Thiercelin, chef d'entreprise à l'origine du projet interviewé par AFP, "Il faut tout orienter sur la facilité de montage". Il ajoute : "L'essentiel aujourd'hui dans une maison c'est l'isolant. Donc, je suis parti d'un bloc d'isolant de 30 cm d'épaisseur et en ajoutant des lames de bois à chaque extrémité, on obtient la structure. C'est économique, rapide et passif". Un prototype a été construit fin 2013 à Aix-en-Provence et a fait l'objet d'une vidéo de démonstration du projet. Depuis la mise en ligne de la vidéo, de nombreuses personnes ont montré de l'intérêt pour cette maison témoin : des professionnels de la construction comme des particuliers. http://www.levif.be/actualite/environnement/popup-house-une-maison-construite-en-quatre-jours/article-normal-368113.html Le Vif – 23 février 2015 A Louvain-la-Neuve, les déchets ménagers feront pousser les champignons Un projet consistant à produire de manière optimisée des champignons à partir de déchets ménagers (marc de café) va voir le jour à Louvain-la-Neuve. Le but de ce projet, baptisé ChampiNeuve et imaginé par des chercheurs de l'UCL, est de mettre en place un circuit économique et social de proximité. Le marc sera récolté chez les consommateurs de café de la ville et utilisé comme substrat pour produire des champignons (des pleurotes, par exemple) qui seront ensuite consommés par les habitants. La Libre Belgique – 25 février 2015 La Belgique fera vérifier l’ivoire importé de France en cas d’exportation hors Europe La ministre fédérale de l’Environnement réfute les accusations présentant la Belgique comme une « plaque tournante du trafic d’ivoire ». La ministre fédérale de l’Environnement et du Développement Marie-Christine Marghem durable fera « bloquer » l’ivoire qui viendrait de France dans l’hypothèse d’une exportation en dehors de l’Union européenne, afin que les services belges d’inspection « vérifient la conformité des certificats CITES » (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué. L’ONG française « Robin des Bois » a dénoncé mercredi, dans un communiqué, l’attitude de la Belgique qui s’apprêterait « à écouler sur le marché international des défenses d’ivoire brut importées de France » après leur vente samedi prochain par la maison de ventes Cannes Enchères. La Belgique a également été alertée par la ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal alors que la France a décidé fin janvier de suspendre la délivrance de réexportation d’ivoire depuis son territoire. Pas question d’interdire l’exportation Une demi-tonne d’ivoire brut sera soumise aux enchères le samedi 7 mars par Cannes Enchères. Cet ivoire sera ensuite « transférable en Belgique sous le couvert de CIC (Certificat Intra-Communautaire), puis exporté vers la Chine grâce à des permis d’exportation délivrés par les autorités belges », a dénoncé l’association de protection de l’Homme et de l’Environnement. La ministre Marghem est « décidée à apporter son soutien à la mesure d’interdiction d’exportation récemment prise par la France dans le cadre de la vente d’ivoire organisée ce samedi 7 mars à Cannes », a-t-elle assuré. Il n’est cependant pas question pour la Belgique d’interdire l’exportation hors UE à ce stade. « Si la ministre Marie-Christine Marghem n’interdit pas pour l’instant l’exportation d’ivoire brut pré-convention hors UE, c’est parce qu’elle est convaincue que cela ne permettra pas de lutter de manière efficace contre le commerce illégal d’ivoire étant donné que la réexportation sera toujours possible depuis un autre pays de l’UE. C’est pourquoi elle plaide pour un accord européen sur cette question précise », a-t-elle fait valoir. Le Soir – 5 mars 2015