Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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lundi 4 juin 2018

Bulletin N°89 - Mars 2018

Record d’espèces en danger Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique le WWF dans son bilan annuel. Les pangolins (petit mammifère insectivore présent en Afrique et Asie), les koalas et les hippocampes sont parmi les plus en danger. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF. A titre de comparaison, 24 000 espèces étaient considérées comme menacées fin 2016. La Libre Belgique – 28 décembre 2017

Emeutes climatiques Un lien statistique a pu être établi entre sécheresse et troubles sociaux : un mois de sécheresse suffit à augmenter de 10% la probabilité d’émeutes en Afrique subsaharienne. Science & Vie - Décembre 2017

Où sont passés les insectes ? La biomasse des insectes volants aurait diminué de 76% ces trois dernières décennies dans les zones protégées allemandes. Un chiffre alarmant, sachant que ces animaux assurent 80% de la pollinisation des fleurs sauvages et constituent 60% de la nourriture des oiseaux. Science & Vie - Décembre 2017

Montée des eaux Les premières ont été englouties C’est un fait bien connu : le niveau de la mer monte en moyenne de 3 mm tous les ans. Et certaines régions du monde subissent une montée encore plus inquiétante, à l’image du Pacifique où les alizés provoquent une accumulation d’eau, entraînant une élévation de 12 mm par an. A tel point que des chercheurs de l’université de la Sunshine Coast (Australie) ont constaté la disparition de 8 îles dans l’archipel de Pohnpei, en Micronésie! Le substrat friable de ces terres s’est probablement érodé sous l’effet des vagues et de l’élévation du niveau de la mer. Etonnamment, l’île principale de cet archipel ne présente que très peu de signes d’érosion. Il semble que les mangroves et les lagons qui l’entourent agissent comme des tampons qui absorbent l’énergie des vagues et ainsi protègent les côtes de l’érosion. Les mangroves permettent aussi de fixer les sédiments grâce à leur système racinaire. Ces archipels, qui sont les premiers lieux sur Terre à subir une forte montée des eaux, fournissent un bon aperçu des différents effets du phénomène : certaines îles vont disparaître alors que d’autres ne s’éroderont quasiment pas. Science & Vie - Décembre 2017

En zone de braconnage, les éléphants vivent la nuit C’est en suivant avec des balises GPS les déplacements d’une centaine d’éléphants que des chercheurs néerlandais sont arrivés à la conclusion inattendue : lorsque des braconniers les menacent, les pachydermes s’adaptent en se déplaçant de préférence la nuit. Plus précisément, les zones où la proportion d’éléphants tués illégalement était la plus forte correspondent à celles où le plus grand nombre de ces animaux devenaient « nocturnes ». Les « braconniers, dans les zones du Kenya que nous avons étudiées, ne chassent pas la nuit parce qu’ils sont mal équipés et aussi parce qu’ils craignent les lions et les buffles, précise Festus Ihwagi, biologiste à l’université de Twente, au Pays-Bas. Du coup, les éléphants qui, naturellement, ne sont actifs que le jour, peuvent leur échapper en se déplaçant la nuit. » Les chercheurs ont constatés qu’en présence de populations de pasteurs ou de touristes, les éléphants ne modifient leur comportement qu’à la marge. Au final, cette proportion de déplacements nocturnes pourrait devenir un indicateur en temps réel précieux pour les autorités, soucieuses d’arrêter cette chasse illégale. Science & Vie - Décembre 2017

Consomme-t-on des OGM sans le savoir ? Oui, nous consommons des OGM à la fois de façon directe et indirecte. L'étiquetage n'est pas toujours transparent à cet égard. Voici comment s'y retrouver. En Europe, 70 OGM — tous importés d'Asie ou des Etats-Unis— sont autorisés pour la consommation des animaux d'élevage ou plus rarement pour la consommation humaine. Ces produits doivent porter la mention "OGM" dès que leur teneur dépasse 0,9 %. En revanche, l'étiquetage n'est pas obligatoire pour les produits issus d'animaux qui ont consommé des OGM, et qui se retrouvent donc dans la viande, le lait et les œufs. L'UE a ainsi importé 34,6 millions de tonnes de soja transgénique pour nourrir le bétail en 2013. Autre faille : rien n'oblige les établissements de restauration collective (cantines, restaurants) à indiquer si des OGM figurent au menu. Une mention "sans OGM" existe Et le bio ? Tous les produis étiquetés "agriculture biologique" doivent contenir moins de 0,9 % d'OGM pour bénéficier du label. Une teneur qui peut être réduite à moins de 0,1 % voire à 0 % (portant alors la mention "sans OGM") si le producteur prend des dispositions particulières sur les méthodes de production et de contrôle. Science & Vie - Février 2018

Où les requins passent, les algues repoussent Dans certains récifs coralliens, la présence des requins peut être bénéfique au développement des algues. Pourquoi ? Parce qu’ils effraient les poissons herbivores! A marée haute, c’est-à-dire quand les requins sont entrés, les herbivores évitent de se nourrir dans ces lieux pourtant 20 fois plus riches en algues, que les scientifiques ont baptisés « hot spots de peur ». Sciences et Avenir - Février 2018

Le réchauffement féminise la population de tortues vertes La température plus élevée du sable influe sur le sexe dans l’œuf avant l’éclosion. La grande majorité des tortues vertes qui évoluent au nord de la Grande Barrière de corail australienne sont désormais des femelles, avertit Michael Jensen, biologiste à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Une conséquence directe du réchauffement climatique que l’on pourrait résumer ainsi: plus le sable est chaud, plus il y a de naissances femelles. « La détermination du sexe a lieu au bout d’environ 15 jours après l’enfouissement des œufs dans le sable et dépend effectivement de la température », explique Marc Girondot du Laboratoire écologie, systématique, évolution à l’université de Paris-Saclay. En dessus de 29°C les mâles sont majoritaires, au-dessus de 31°C ce sont les femelles. L’espèce n’est pas forcément menacées pour autant, car les tortues vont s’adapter et iront pondre à des latitudes plus élevées. « Quelques tortues marines viennent maintenant pondre dans le sud de la France », témoigne Marc Girondot. Sciences et Avenir - Février 2018

La couche d’ozone peine à se rétablir A certains endroits, au-dessus des tropiques et des zones densément peuplées, la couche d’ozone continue à s’amincir, selon une étude internationale dirigée par l’EPFZ et l’Observatoire physico-météorologique de Davos (Suisse). Jusqu’ici, les spécialistes partaient du principe que la couche d’ozone, qui protège la vie sur terre du rayonnement ultraviolet, se rétablirait, ou du moins se stabiliserait, d’ici à 2050. Les principales substances nuisibles – en premier lieu les CFC (chlorofluorocarbones) et leurs préparations – sont en effet interdites par le Protocole de Montréal entré en vigueur en 1989. Or, selon cette étude, la concentration d’ozone continue de diminuer entre le 60e degré de latitude sud et le 60e degré de latitude nord dans la partie inférieure de la stratosphère. C’est là que la couche est la plus dense. Le Soir – 7 février 2018

Les phénomènes météo extrêmes vont augmenter Selon une étude publiée mercredi 14 février dans la revue Science Advances, la probabilité d’alternance de périodes chaudes et sèches et de pluviosité extrême va augmenter, sous l’effet de la hausse de températures et du niveau des océans, même si les objectifs de l’accord de Paris sur le climat sont atteints. « Nous avons déterminé que les humains ont déjà accru la probabilité d’événements extrêmes historiquement inédits (…) de plus de 50% à 90% en Amérique du nord, en Europe et dans l’est de l’Asie », indiquent les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College. Selon les tendances actuelles, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans la moitié de l’Europe et plus d’un quart de l’Asie. Le Monde – 16 février 2018

Un parking de dissuasion qui aime les vélos Informer sur la qualité de l’air, c’est bien. Œuvrer pour qu’elle rest bonne à long terme, c’est mieux. A cet égard, les mesures visant à réduire le trafic automobile dans les rues de la capitale sont essentielles. L’administration régionale a innové, il y a peu, en octroyant un permis d’environnement d’un genre nouveau à un promoteur immobilier désireux de réaliser un projet d’envergure dans une rue située sur la commune d’Auderghem, à la frontière avec la Flandre (Overijse). Outre des immeubles et des villas, le projet comprend un parking de 186 places privées et de 59 publiques. Eloigné et situé à proximité d’axes routiers très embouteillés, le quartier est très mal desservi par les transports en commun. Mais il est proche de deux itinéraires cyclables permettant de rejoindre aisément et en sécurité le cœur de la ville. Le permis prévoit ainsi que le promoteur devra consacrer une partie des places publiques pour créer un parking sécurisé pour 172 vélos. L’idée est d’inciter les navetteurs à laisser sans crainte sur place en fin de journée, lorsqu’ils auront repris leur voiture pour rentrer chez eux. Les tarifs du parking public seront préférentiels pour les navetteurs-cyclistes. En cas de succès, Bruxelles Environnement entend bien « en faire une habitude » Le Soir – 22 février 2018

Bulletin N°88 - Décembre 2017

Les coraux au Japon touchés par le réchauffement climatique Les coraux les plus septentrionaux du monde avaient jusqu'ici échappé au blanchissement, phénomène lié au réchauffement climatique. Mais selon les conclusions d'un chercheur japonais, environ 30% des récifs dans l'archipel méridional d'Okinawa sont endommagés. Globalement dans les zones tropicales, depuis 2015, les récifs coralliens ont connu une température au-dessus de la normale. Plus de 70% d'entre eux ont connu ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement, suivi de la mort si l'eau ne refroidit pas. Une situation grave: les récifs coralliens abritent 30% des espèces animales et végétales marines. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

La Californie prolonge son marché des droits à polluer jusqu'en 2030 La législature de l'Etat de Californie a voté lundi deux lois destinées à combattre le changement climatique, d'une part en prolongeant le marché des droits à polluer jusqu'en 2030, et d'autre part en fixant de nouvelles directives pour mesurer la pollution de l'air. "Cet accord montre une fois de plus que la Californie est plus que prête à faire un pas pour prendre la main là où Washington ne le fera pas", a déclaré Kevin de Léon, président du Sénat de Californie, en allusion à l'annonce du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris. Cela "garantit que la Californie va remplir ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990", explique Jerry Brown, gouverneur de l'Etat. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

Une larve dévoreuse de plastique Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde. Un plastique particulièrement résistant, essentiellement utilisé dans les emballages. Représentant 40 % des plastiques consommés en Europe, ils terminent la plupart du temps leur vie dans les océans, où ils s'accumulent en formant de gigantesques soupes de microparticules toxiques pour la vie marine. La découverte récente d'une larve capable de dévorer cette résine thermoplastique permet d'espérer accélérer la dégradation de ce polluant qui met plus d'un siècle à disparaître. Les étonnantes facultés de cette larve ont été découvertes par hasard par Federica Bertocchini, une chercheuse espagnole. Cette apicultrice amateure s'est étonnée que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire de ses ruches étaient rapidement criblés de trous. Elle a été surprise de constater qu'ils étaient tout simplement mangés par les larves de la fausse teigne de la cire (Calleria mellonelta), un papillon très répandu. Des études menées ensuite au Royaume-Uni ont confirmé que ces larves dégradaient le plastique très rapidement, probablement en brisant chimiquement ses molécules avec une substance produite par leurs glandes salivaires. Les chercheurs vont maintenant s'assurer qu'une enzyme est bien à l'origine de la dégradation du polyéthylène pour ensuite fabriquer celle-ci à une échelle industrielle, grâce à la biotechnologie. Il sera alors plus facile de liquider les montagnes de déchets plastiques qui se sont accumulés en décharge et dans les océans. Imagine – Juillet 2017

La planète vit désormais "à crédit" L'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an ce mercredi 2 août. Elle vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, selon l'ONG Global Footprint Network, qui souligne que ce moment, le "jour du dépassement", survient de plus en plus tôt chaque année. Dans ses calculs, l'ONG tient compte de l'empreinte carbone, des ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau. L'an dernier, le "jour du dépassement" était survenu le 8 août; en 1980, c'était le 3 novembre. La Libre Belgique – 2 août 2017

-6% de rendement du blé à chaque degré en plus Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon une étude publiée mardi soir. "Chaque hausse d'un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d'environ 6% le rendement du blé", selon l'étude. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4%. Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait à la baisse. La Libre Belgique – 17 août 2017

Les particules au pied du mur À Paris, des panneaux recouverts de végétaux intriguent beaucoup les passants. La ville teste en effet le « City Tree », un mur végétal composé de mousse naturelle qui absorbe gaz carbonique, dioxyde d'azote et particules fines. Il capterait autant de CO2 que 275 arbres! Équipé de panneaux solaires et d'un système de récupération de l'eau de pluie, le dispositif ne nécessiterait que quelques heures de maintenance par an. C'est la PME allemande Green City Solutions, qui teste le City Tree à Paris, notamment place de la Nation. Toujours sur une base annuelle, une seule installation peut filtrer la pollution produite par 417 voitures. Outre Paris, la start-up a installé ses arbres connectés dans les villes de Dresde et de Klingenthal, en Allemagne, à Oslo, en Norvège, ainsi qu'à Hong Kong. Plantes & santé - Novembre 2017

Contourner Monsanto Former un maximum de citoyens à la reproduction et à la conservation des semences traditionnelles: c'est le défi lancé par la ferme de Sainte-Marthe avec le mouvement Graines de vie. Les personnes ayant bénéficié, le temps d'un week-end, de cette formation gratuite, s'engagent ensuite à former d'autres personnes à ce savoir-faire. On devient alors «ambassadeur de la biodiversité», et protecteur des variétés potagères et fruitières menacées de disparition par Monsanto et d'autres géants de l'agro-business. www.groinesdevie.net Plantes & santé - Novembre 2017

Une truffe au Royaume-Uni! La truffe noire du Périgord a pu être pour la première fois cultivée au Royaume-Uni, conséquence du réchauffement climatique, ont annoncé des chercheurs de l'université de Cambridge et de la société Mycorrhizal Systems Ltd. La Tuber melanosporum, de son nom scientifique, se trouve majoritairement en France, dans le Lot et le sud-est du pays. On la trouve également en Espagne et en Italie. Mais elle a pu être récoltée pour la première fois au mois de mars à Monmouthshire (sud du pays de Galles), à l'issue d'un programme mené par MSL et des fermiers locaux. La truffe récoltée en mars s'est développée dans les racines d'un chêne méditerranéen qui avait été planté en 2008 et spécialement traité pour encourager la production de ce champignon rare. D'un poids de 16 grammes, cette première récolte a été conservée pour la postérité. Le Soir – 7 novembre 2017

Tribune alarmiste pour la planète Anniversaire peu glorieux : il y a vingt-cinq ans, en 1992, 1.700 scientifiques appelaient à changer la relation de consommateur que nous avons avec la planète. Un quart de siècle plus tard pourtant, pas plus d'avancées. Les craintes sont toujours les mêmes, encore aggravées, du côté de la communauté scientifique qui réitère aujourd'hui le cri d'alarme. 15.364 scientifiques de 184 pays appellent, dans cette tribune publiée lundi 13 novembre dans la revue Bioscience, à «se remémorer leur mise en garde » de 1992. Car «non seulement l'humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est de surcroît très inquiétant de constater que la plupart d'entre eux se sont considérablement aggravés ». Treize « nouvelles » recommandations En réaction, la communauté scientifique établit une liste en treize points de recommandations plus qu'urgentes. Parmi elles, la réduction du taux de fécondité, celle du gaspillage alimentaire, ou le désinvestissement dans des secteurs pour encourager nos changements de consommation et ses conséquences environnementales. Ces changements passent notamment par la promotion de nouvelles technologies vertes et la réduction progressive des aides aux productions d'énergie utilisant des combustibles fossiles. Le manifeste a été signé par des scientifiques de nombreux secteurs : biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou encore agronomes, spécialiste du climat ou des océans, de zoologie ou d'halieutique. Parmi eux, 250 Belges dont le climatologue de l'UCL Jean-Pascal van Ypersele. Tous prônent la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et de notre utilisation des combustibles fossiles. Ce n'est pourtant pas gagné : alors que les émissions de GES s'étaient stabilisées ces trois dernières années, elles devraient repartir à la hausse (+2 %) cette année. « Un grand pas en arrière pour l'humanité» selon certains experts. Pour d'autres, la perspective à plus long terme pourrait être moins sombre. En effet, des fluctuations dans les émissions sont attendues et si la reprise économique mondiale est pour beaucoup dans cette hausse, les gros pollueurs comme la Chine agissent enfin pour réduire leurs émissions. Ces émissions doivent atteindre leurs sommets en 2020 selon les experts. A partir de cette date, la réduction devra être drastique pour avoir encore une chance d'échapper au seuil critique du réchauffement climatique. «.Nous avons beaucoup appris depuis 1992», affirment ces 15.364 scientifiques, «mais les avancées sur le plan des modifications qu'il faudrait réaliser de manière urgente en matière de politiques environnementales, de comportement humain et d'inégalités mondiales sont encore loin d'être suffisantes.» La mise en application de l'accord de Paris sur le climat de 2015 ainsi que les décisions qui seront prises aux termes de la COP23 d'ici le 15 novembre devront être efficaces sinon, comme le conclut le manifeste, « il sera bientôt trop tard ». Le Soir –14 novembre 2017

La Terre davantage polluée par la lumière artificielle La Terre est de plus en plus inondée de lumière artificielle. Un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED), montre une analyse des observations d'un satellite. Cette pollution lumineuse grandissante affecte la santé humaine, les animaux et les plantes. Ces chercheurs ont déterminé que l'éclairage planétaire s'est accru (en quantité et intensité) d'environ 2 % par an de 2012 à 2016. La Libre Belgique – 24 novembre 2017

Non à la soupe de plastique Mer du Nord La Belgique lance un plan d'action contre les déchets marins. Un jour, y aura-t-il davantage de déchets de plastique que de poissons dans nos océans? Certains le pensent. Quoi qu'il en soit, la pollution des mers par les déchets plastiques est désormais considérée comme une menace considérable pour l'environnement. Face à ce constat, le gouvernement fédéral vient d'adopter un plan pour lutter contre les déchets marins, dont, en mer du Nord, 90 % sont constitués de plastique. On peut trouver jusqu'à 20 000 éléments de déchets par km2 de fonds marins belges. Et sur les plages, une ville comme Ostende en évacue 80 tonnes chaque mois d'été. "Blue deals" Les conséquences des déchets marins ? La faune marine s'y fait piéger ou les avale. Les microplastiques aboutissent dans la faune marine et le corps humain via la chaîne alimentaire. Les déchets endommagent infrastructures portuaires, centrales électriques, matériel de pêche... Parmi les 55 mesures inscrites dans le plan, réalisé avec des scientifiques belges, figure la réduction des microbilles de plastique, parmi les déchets les plus fréquents. Un engagement a été ainsi conclu avec le secteur belge des cosmétiques pour stopper cet usage répandu dans cette industrie. D'autres "blue deals" seront conclus avec les parcs éoliens, le secteur du dragage, de l'extraction de sable, de l'aquaculture ou de la pêche, afin de lutter, de manière spécifique, contre les déchets marins. Au port d'Anvers, des transporteurs, des logisticiens et des producteurs se sont déjà engagés à éviter la dispersion des granulés plastique dans l'environnement. Autre initiative : l'épave du bateau West Hinder, patrimoine culturel qui gît au fond de nos eaux, sera débarrassée de son plastique en 2018. "Un tel récif artificiel peut profiter à une certaine vie marine, mais les filets de pêche y restent accrochés, ce qui menace cette vie marine", note le rapport du SPF Environnement. Mais qu'on ne s'y trompe pas : "les façons d'éliminer les déchets du milieu marin sont quasi inexistantes, la meilleure façon de les éviter est donc la prévention à la source." La Libre Belgique – 26 novembre 2017