Le Centre d'Ecologie Appliquée du Hainaut a la douleur de vous annoncer le décès du Professeur Pierre PIERART survenu ce mardi 20 juillet 2010 à la clinique Sainte-Élisabeth à Bruxelles.



C'est avec la plus grande émotion que je vous informe du décès de notre Secrétaire-Trésorier, père fondateur et guide permanent éclairé du Centre d'Écologie Appliquée du Hainaut. Monsieur Pierre Piérart était non seulement un homme de sciences de très haute qualité notamment dans les domaines de l'écologie scientifique mais aussi un grand humaniste consacrant toute sa vie à enseigner les valeurs les plus essentielles de celle-ci dans l'action, par la diffusion de ses immenses connaissances tant au niveau de ses étudiants d'abord qu'au niveau grand public ensuite, par la réalisation d'un Bulletin toujours très riche en articles multidisciplinaires et en informations d'actualité sur les problèmes du monde auxquels il associa la découverte de la mycologie scientifique et de son utilité autre que gastronomique.

A sa veuve qui l'a tant aimé et soutenu dans sa vocation jusqu'à ses derniers moments nous présentons toute notre sympathie et l'assurons que sa mémoire ne sera pas oubliée.

Pour le C.A. du C.E.A.H. et le staff
Le Président,
Robert Octave Fourneau

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A l’intention de Pierre Piérart
(version corrigée – août 2010)

Ah Pierre, j’aurais voulu que tu sois parmi nous ces jours-ci. Pourquoi ? Parce qu’il est beaucoup question de faire figurer l’atoll de Bikini sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Évidemment, les Français en dissertent moins que des sites d’Albi et de L’île de la Réunion. Tu ironiserais volontiers là-dessus, mais quand même : d’une certaine façon, les consciences bougent. Un débat est enclenché ces jours si sur la raison d’être de la guerre en Afghanistan, un autre via les médias, aux Etats-Unis même, par rapport au 65ème commémoration des bombardements Hiroshima et de Nagasaki. D’ailleurs, tu sais ?, c’est en pensant aux deux villes martyres de l’atome (l’Occident n’en retient qu’une de préférence, comme par hasard) que je repense à la dernière fois que je t’ai vu à Mons. C’était, oui, pour célébrer cet évènement. L’un de ceux que tu avais pris au sérieux. L’un de ceux qui nous permet de penser l’impensable.
Grâce à ton invitation, je suis venu à Mons, il y a 5 ans, j’ai assisté http://www.ampgn.be/online/index.php/2006/11/02/33-commemoration-60eme- anniversaire-hiroshima-samedi-6-aout-a-mons à la cérémonie au Parc Hibakusha qui se situe sur le campus de l’université (Mons-Hainaut). A cette occasion, tu m’as donné le livre que tu a co-écrit et qui s’intitulé « Hiroshima à Sarajevo ». Il mériterait d’être mieux connu.

Ah, Une pierre rare de pacifiste ! Un prof qui ne la ramènerait pas avec son savoir, un historien modeste, un militant anti-arrogance, pas bardé de certitudes, prêt à écouter l’avis des autres. Une attitude rare dans ce milieu. Ces derniers temps, tu scrutais un peu mieux les failles de l’Otan, et à partir du combat politique mené en Allemagne, les perspectives de dénucléarisation du continent ouest-européen : un vieux combat que l’organisation IPPNW était prête à relancer. Un combat qui rappelait le Plan Rapacki http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Rapacki et d’autres tentatives de dénucléariser ici, sur une échelle qui dépasse une frontière nationale.

Bien sûr, tu ne ferais pas trop d’illusions sur les nouveaux convertis au désarmement, ceux qu’on dénomme « Les 4 chevaliers de l’apocalypse » et que mentionne aussi ton ami Firket dans un papier écrit il y a tout juste un an (http://www.csotan.org/textes/texte.php?type=articles&art_id=468). Pour ceux qui s’en souviennent et surtout pour ceux qui ont zappé ces anecdotes, ou ces happenings médiatiques, rappelons qu’il s’agit de quelques grosses pointures dont Henry Kissinger, secrétaire d’ État sous Nixon, George Shultz, chef de la diplomatie sous Ronald Reagan, William Perry, Secrétaire à la défense de Bill Clinton, et Sam Nunn ancien président de la commission du Sénat sur les questions de défense. Dans la seconde tribune qu’ils ont publiée – toujours dans dans le Wall Street Journal - ils tentent, avant la peoplelisation de Global Zéro - d’ injecter un nouveau momentum dans le processus de désarmement nucléaire qui se dessine en Occident. Les repentis de la dernière heure, c’est très à la mode. « Eh, dis ! Ce n’est pas faux ! Nous en avons 4 aussi en Belgique ! », disais-tu récemment. Tu faisais référence à cette démarche entreprise au mois de février (2010) d’une autre « bande de Quatre », les deux anciens Premiers ministres belges, le chrétien-démocrate Jean-Luc Dehaene, le libéral Guy Verhofstadt, et les deux anciens ministres des Affaires étrangères, le libéral Louis Michel et le socialiste Willy Claes, ce dernier ayant eu - en supplément - la casquette de secrétaire général de l'OTAN – cette organisation qui s’invite un peu partout sauf dans l’Atlantique Nord.

Ironie de l’Histoire, le chiffre 4 s’est exporté. En France, un appel a fait mouche avec les signatures de Michel Rocard, Alain Juppé, Alain Richard et le général Bernard Norlain - http://www.gaullisme.fr/?p=2622

Aujourd’hui, enfin, ces jours-ci, on peut lire des papiers dans la presse qui s’interrogent sur le degré de représentativité des responsables américains à la prochaine cérémonie du 6 août….A Hiroshima. Les politiques, eux, vont calibrer le degré de mea culpa tolérable, imaginable et rentable….A ce sujet, tu aurais sûrement des remarques pertinentes à faire …

Voilà donc mes regrets. Des regrets que je partage avec tant de compagnons de route. Ceux qui te diraient volontiers merci pour l’éclairage que tu nous as communiqué et qu’il nous appartient de transmettre à notre tour.

Ben Cramer, Paris

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Décès de Pierre Piérart

Le Comité de Surveillance OTAN (CS0) a la très grande tristesse de vous faire part du décès de son président, le professeur Pierre Piérart, survenu ce 20 juillet à Bruxelles, à l’âge de 83 ans.

Ceux qui le connaissent savent combien la pénible maladie de Lyme, dont il souffrait depuis près de sept ans et qui l'avait partiellement paralysé, n'avait entamé en rien, ni sa volonté, ni sa lucidité, ni son engagement dans le combat pour la paix et contre les armes nucléaires.

Pierre Piérart était un des fondateurs du CSO, créé en réaction aux bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie en 1999, qui l'avaient profondément révolté. Jusqu’à ses derniers jours, il était resté actif dans ce comité, dont il était devenu le président. Il y a quelques semaines encore, il publiait un article dans Alerte OTAN !, journal du CSO, dans lequel il dénonçait l’hypocrisie des puissances nucléaires et les décevants résultats de la récente conférence de révision du Traité de Non Prolifération (TNP).

Le pacifisme de Pierre Piérart n’avait rien de « bêlant », mais était empreint de rigueur, appuyé d’arguments scientifiques et historiques. Ainsi, en 1995, dans son ouvrage « Hiroshima à Sarajevo », il ne se bornait pas à dénoncer le crime que constitue l’utilisation de l’arme atomique, mais dénonçait également une vision faussée de l’histoire selon laquelle l’annihilation des deux villes japonaises aurait sauvé des centaines de milliers de vie américaines, alors que le véritable objectif des bombardements était une démonstration de puissance face à l’URSS.

Il enseignait encore la biologie à l'Université de Mons-Hainaut lorsque sa formidable détermination permit, en 1989, la création d’un mémorial à Hiroshima-Nagasaki, le Parc Hibakusha, où depuis, chaque année, est organisée à son initiative la commémoration de ce crime contre l'humanité. La commémoration de cette année, le 7 août, à laquelle il était évidemment attendu, sera l’occasion d’un hommage particulier à sa personnalité.

Pierre Piérart était également vice-président de l’Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire (AMPGN) et trésorier/secrétaire du Centre d'écologie appliquée du Hainaut (CEAH), dédié à la sauvegarde des écosystèmes et, plus particulièrement, à la protection de la nature en Hainaut. Ses amis se souviendront de ses nombreuses passions, comme la mycologie (c’est au cours d’une cueillette de champignons qu’il contracta la maladie de Lyme), de sa constante bonne humeur, de la pédagogie de ses interventions, de son opiniâtreté et du courage avec lequel il affronta la maladie, et de la cohérence de son engagement.

Les membres du CSO partagent la douleur de ses proches et, en particulier, de son épouse, Macha.

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I, too, am very sad about Pierre Pierarts passing away a few days ago. So often in the years from 1983 until about four years ago we have met at workshops and congresses. Pierre was a pioneer for peace and reconciliation. It was his firm belief that it is our duty to help prevent wars which is the precondition for the prevention of nuclear war.

As a close friend of yours he was a co-author of your excellent ampgn-journal, and as a brilliant writer he explained to the readers and audiences the high risks of nuclear tests and use of nuclear weapons.

IPPNW- international will miss Pierre Pierart very much, and you and your Belgian friends even more.

Warm and sad greetings,

Ulrich Gottstein and IPPNW-Germany.

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Ah Pierre, j'aurais voulu que tu sois pas parmi nous ces jours-ci. En effet, il est beaucoup question de faire figurer l'atoll de Bikini sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Évidemment, les Français en parlent moins que d'Albi et de l'île de la Réunion, tu ironiserais volontiers là-dessus, mais quand même. Les consciences bougent. Un débat est en cours dans les médias, aux États-Unis même, pour le 65 ème commémoration des bombardements Hiroshima et de Nagasaki. D'ailleurs, c'est en pensant aux deux villes martyres de l'atome (l'Occident n'en retient qu'une de préférence, comme par hasard) que je repense à la dernière fois que je t'ai vu à Mons. C'était, oui, pour célébrer cet évènement. L'un de ceux que tu avais pris au sérieux.

Grâce à ton invitation, je suis venu à Mons, il y a 5 ans, j'ai assisté à la cérémonie au Parc Hibakusha qui se situe sur le campus de l'université (Mons-Hainaut). A cette occasion, tu m'as donné le livre que tu a co-écrit et qui s'intitulé « D'Hiroshima à Sarajevo ».

Ah, Une pierre rare de pacifiste ! Un prof qui ne la ramènerait pas avec son savoir, un historien modeste, un militant anti-arrogance, pas bardé de certitudes, prêt à écouter l'avis des autres. (rare dans ce milieu). Ces derniers temps, tu scrutais un peu mieux les failles de l'Otan, et à partir du combat politique mené en Allemagne, les perspectives de dénucléarisation du continent ouest-européen : un vieux combat que l'organisation IPPNW était prête à relancer. Sans se faire trop d'illusions puisque les nouveaux convertis au désarmement, ceux qu'on dénomme les 4 chevaliers sont de l'apocalypse, « nous en avons 4 aussi en Belgique ! », disais-tu récemment), ne sont pas toujours convaincants au vu de leur parcours. Aujourd'hui, la presse s'interroge sur le degré de représentativité des responsables américains à la prochaine cérémonie du 6 août…et le degré de mea culpa qu'il va falloir évaluer, imaginer, saupoudrer ….

Tu aurais sûrement des remarques pertinentes à faire ….Voilà donc mes regrets des regrets que je partage sûrement avec tant de compagnons de route. Ceux qui te diraient volontiers merci pour l'éclairage que tu nous as communiqué et qu'il nous appartient de transmettre à notre tour.

Ben Cramer, Paris

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Je suis très émue. Je vous transmets à tous, ainsi qu'à Macha, mes plus sincères condoléances. J'ai beaucoup travaillé avec Pierre sur D'Hiroshima à Sarajevo , publié par EPO en 1995, où il révélait pour la première fois en français dans un livre "grand public" que les États-Unis n'avait pas lâché leurs bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour hâter la fin de la guerre avec le Japon, mais pour faire une démonstration de force face à l'URSS.

Je garde le souvenir d'un militant, d'un scientifique rigoureux mais sans prétention aucune et d'un être humain chaleureux et charmant.

Très cordialement Maria McGavigan Ancienne éditrice des éditions EPO Directrice de l'Université Marxiste

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Je suis vraiment très triste d'apprendre la mort de Pierre Piérart.

J'étais une petite fille en 1960 lorsque ma famille et moi avions fait sa connaissance au cours de russe que je suivais avec mon oncle, un de ses amis et une autre petite fille de mon âge.

Il était le bout-en-train du groupe. Nous avions écrit ensemble, pendant les mortellement ennuyeuses leçons de grammaire du professeur Notkovitch, un roman délirant auquel chacun ajoutait un paragraphe...Et comme ma petite camarade et moi nous grandissions au fil des années de cours, il nous a aussi appris à danser le tango, au cabaret russe "Le Slave", où nous fêtions la fin des cours avec des amis soviétiques qui nous accompagnaient incognito.

Ensuite la vie militante nous a réunis de nombreuses fois et notamment pour organiser le colloque "Hiroshima sans amour" où le futur prix Nobel de la Paix (pour le groupe Pugwash)était venu à Mons puis manger chez nous à la maison, où mon père lui avait servi ses meilleures pâtes (celles qu'il appelait les "paste vip") !

Il n'y a pas longtemps il m'avait téléphoné et demandé que je lui recherche à l'ULB un mémoire sur les unités russes sur le front occidental.

Hélas je n'aurai pas pu lui donner la réponse et le pense-bête restera dans mon agenda.

Je ne pourrai malheureusement pas être présente à ses funérailles mais je garderai le souvenir de ce militant toujours sur la brèche et de cet ami si cordial.

Anne Morelli

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La mort de Pierre m'a fait beaucoup de peine. Il fut une personne d'une cohérence admirable et son combat n'aura eu de fin qu'avec sa mort. Heureusement, ses idées resteront vivantes dans le cœur de beaucoup et je suis sûr que d'autres prendront le relais.

Étant en Amérique latine, je ne pourrai être présent pour ses funérailles, mais je serai avec vous en pensée.

Très cordial souvenir.

François Houtart

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Nous sommes nombreux dans le mouvement de la paix français à avoir côtoyé Pierre Piérart.

Sa disparition pour tous les amis de la paix est une grande perte.

Nous vous remercions de transmettre nos condoléances sincères et solidaires à sa famille et à ses proches de la part du Mouvement de la paix.

Que sa lutte éclaire la nôtre et qu'ensemble, avec vous, nous en finissions avec les armes nucléaires et les guerres !

Arielle Denis Co-présidente du Mouvement de la paix

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Het is een groot verlies voor ons allen. Met vredevolle groeten,

Pol D'Huyvetter International Development Director & Executive Advisor Hiroshima Peace Culture Foundation

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C'est avec tristesse que j'apprends que Pierre Piérart est décédé.
Que ses camarades, proches et parents reçoivent mes condoléances les plus sincères.

Nicolas Bárdos-Féltoronyi

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Nous garderons son souvenir combattant.

Dominique Waroquiez, militante anti-Otan et BDS

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A l'annonce du décès de notre ami Pierre Piérart, au nom du Parti du Travail de Belgique, je présente mes profondes condoléances à Macha, son épouse, à sa famille et aux camarades et amis du Conseil Surveillance Otan.

Nous retenons d'abord la place importante que Pierre a joué dans sa lutte contre les armes nucléaires et pour la paix dans notre pays.

Ensuite, nous nous rappelons son ouverture, sa simplicité, son sens pédagogique et sa détermination dans ce qu'il entreprenait.

Nous nous rappelons avec gratitude son adhésion à la pétition internationale de janvier 2006 contre la résolution anticommuniste appelée "Nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires", présentée à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg.

Je viens de relire l'article de Pierre (paru en 2005 sur le site du CSO) "Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki", qui me rend présent la pensée de Pierre.

Avec toute ma sympathie et mes salutations fraternelles,

Jean Pestieau Département des Relations internationales Parti du Travail de Belgique

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Putain de nouvelle. J'en suis vraiment touché. Tant son engagement m'était précieux. Mes amitiés à tous ceux qui ont eu la chance d'être parmi ses proches.

Jean Flinker Membre fondateur du CLEA Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association

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Wwith deep and sad feelings I heard that Pierre died. He was a great fighter for peace and justice supporting INES his whole life.

We will miss him and never forget him

Reiner Braun International Association of Lawyers Against Nuclear Arms (IALANA) International Network of Engineers and Scientists for Global Responsibility (INES)

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Les membres du Parti Humaniste viennent d'apprendre le décès de Pierre Piérart. Nous tenons à présenter nos plus chaleureuses condoléances aux membres de la famille de Pierre, ainsi qu'à ses amis et aux membres du Comité Surveillance Otan.

C'est une très grand Monsieur qui nous quitte. Pierre nous inspire admiration et un immense respect. Il ne fallait pas plus de cinq minutes de conversation avec Pierre pour ressentir son engagement, ses convictions, et sa détermination dans son combat pour la Paix et pour le désarmement nucléaire.

Le meilleur hommage que nous puissions lui faire est de continuer sa lutte avec la même force et le même courage.

Pierre restera un modèle qui continuera à nous guider dans la conquête de la Paix.

Paix, Force et Joie à toutes et tous

Gilles Smedts Parti Humaniste

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Je suis très touché du départ du professeur Pierre Piérart. Je ne pourrai pas participer à l'hommage, pouvez vous m'excuser auprès de tous ses amis.

Julos Beaucarne

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Article paru dans la Libre Belgique du 24 juillet

Mort d'un grand pacifiste belge.
A deux semaines du 65e anniversaire des bombardements Hiroshima et de Nagasaki, la cause pacifiste a perdu un de ses plus ardents militants.

On a en effet appris le décès à Uccle du Pr Pierre Piérart à l'âge de 83 ans. Cet enseignant de l'Université de Mons a toujours voulu mettre la science au service de la paix et combattre "un énorme mensonge repris par tous les manuels d'Histoire sur les bombardements Hiroshima et de Nagasaki", à savoir qu'en obligeant le Japon à capituler, l'usage de la bombe atomique avait évité le sacrifice de 200000 à un million de soldats américains qui seraient morts lors d'une invasion de l'archipel.

"Faux", s'exclamait Pierre Piérart, qui rappelait qu'"en juillet 45, l'empereur du Japon avait envoyé son fils pour négocier une paix après capitulation mais les États-Unis firent traîner la démarche".

Pour le Pr Piérart, on sacrifia non seulement trop de vies mais à ses yeux "attaquer des civils avec une telle arme, c'était clairement du terrorisme d'État !"

Mais Pierre Piérart n'exprima pas seulement son rejet des armes nucléaires par la parole ; Il fut aussi à la base, en 1989, à l'université de Mons de la création du parc Hibakusha (les irradiés de Hiroshima et Nagasaki) avec les étudiants en médecine, pharmacie et biologie. Un parc très évolutif puisqu'on y ajouta un arbre lors de chaque essai nucléaire avec l'envoi d'une protestation adressée à l'ambassadeur du pays.

Militant international du désarmement nucléaire, toujours prêt à se mobiliser contre la guerre, Pierre Piérart était aussi un citoyen engagé, qui avait présidé le comité de quartier du Bempt, à Forest.

L'art d'être humaniste pour la planète comme près de chez lui...

Christian Laporte